- « Qui suis-je donc pour critiquer»?
Quelques pistes de réflexion sur l’«esprit critique» à l’École en général et dans l’enseignement de l’histoire en particulier,
Laurence De Cock, A l'école de Clio, 2, oct 2015
http://ecoleclio.hypotheses.org/350#more-350

Les prescriptions montrent, ces dernières années, une inflation des finalités dites « critiques » des savoirs scolaires.

L’auteur se propose de « montrer la contradiction entre les intentions critiques et les « doxa(s) tyranniques » (Heimberg, 2012) qui continuent de la guider (finalités identitaires, mémorisation et restitution mécaniques)... l’itinéraire scolaire d’un élève du primaire au Baccalauréat ne se fonde pas spécifiquement sur – et peut même empêcher – l’acquisition d’un « regard critique ».
Comment risquer de penser par soi-même dans « un cadre scolaire fondé sur le consentement, l’adhésion voire la soumission » ?

« Nous postulerons en seconde hypothèse que cette injonction paradoxale pénalise en particulier les élèves scolarisés dans les quartiers relégués »


- Penser et repenser l'esprit critique
En 2013, Eric Bruillard a écrit 3 pages très intéressantes sur la distance critique
à la suite du colloque Cultures numériques, éducation aux médias et à l’information
bulletin 21 de l'IFE, pages 5-7, http://ife.ens-lyon.fr/ife/recherche/bulletins/bulletin-nb021

Pour lui, il est essentiel d'enseigner l'esprit critique, « une Arlésienne »
qu'il définit par trois éléments :
une disposition (plus qu'une compétence),
une capacité d'action sur les machines
et une construction sociale.

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