A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l'heure des big data (Seuil/La République des idées)
Dominique Cardon, l'auteur est l'invité de La Suite dans les idées 03.10.2015.
http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-etant-donnees-la-revolution-sociale-des-big-data-2015-10-03
extraits de l'introduction : http://tinyurl.com/cardon-gbooks

3,3 Mds de requêtes sur les 30 000 Mds de pages indexées par G
350 M de photos et 4,5 mds de likes distribués sur FB
144 Mds d'emails entre 3 Mds d'internautes
Tous les 2 jours, nous produisons l’équivalent de ce que toute l’humanité a archivé depuis la naissance de l’écriture.

Face à cette accumulation de données, les algorithmes sont utilisés pour classer le big data et prédire notre avenir.
« La révolution n’est pas dans cette incroyable production et accumulation de données, mais dans la capacité et la manière de les calculer, de les trier et les organiser au point de façonner une grande partie des cadres cognitifs et culturels de nos sociétés nouvelles, des sociétés de comportements. Il est donc plus que l'heure d'ouvrir la boite noire des algorithmes ».
D. Cardon propose de politiser les algorithmes, d’ouvrir la boite noire de leur fonctionnement.


Il distingue 4 manières de mesurer la réputation :
- Compter les clics et la popularité    (à la manière des chiffres très imprécis de la mesure d’audience des médias,
    pour vendre la pub aux marchands)
- Tenir compte de la notoriété de ceux qui font les liens d’une page web (Google)
- Mesurer les likes, les retweets (l’affinité passant avant la qualité du contenu - Twitter, Facebook)
- Traiter les traces laissées par les internautes, avec une naïveté : estimer que le volume des données va garantir la validité des résultats, sans se soucier de l’intérêt et de la pertinence de la question posée. Le principe c’est de prédire les comportements à partir des conduites antérieures.


cardon-algos



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