- Waterloo 2015 : la guerre en un spectacle télévisé et colorisé, un fond de commerce pour le tourisme
Waterloo 1815 : la guerre tue.
Environ 25 000 morts ?
700 000 pour les troupes impériales ?
Combien pour toute l'Europe ? 2,5 millions de militaires tués ?

Dans les médias, silence assourdissant sur 1815 et la politique de réaction (Congrès de Vienne, Sainte-Alliance).
Metternich a été chassé par le printemps de peuples en 1848.

 

- Sur le champ du récit de bataille, Nicolas Offenstadt, Le Monde des livres, 17.06.2015
http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/06/17/sur-le-champ-du-recit-de-bataille_4656290_3260.html

extraits :
« deux livres hors du commun ont sonné le glas des récits héroïques et vus d’en haut: celui de Georges Duby sur Le Dimanche de Bouvines (Gallimard, 1973), qui menait une anthropologie de la guerre et la paix médiévale à travers la bataille de 1214 en étudiant parallèlement ses narrations successives jusqu’au XXe siècle, et celui de John Keegan, Anatomie de la bataille (1976 ; Robert Laffont, 1993), qui conduisait son lecteur au cœur de trois batailles (Azincourt, Waterloo et la Somme, 1916), à hauteur de combattants ».

L’histoire bataille, politique et militaire s’intéressait aux états-majors, dans une lecture politique et militaire vue d’en haut. La nouvelle histoire-bataille s’intéresse aux expériences combattantes et aux mises en récit successives. Dans L’invention de la Renaissance, Nicolas Le Roux consacre un chapitre à Marignan. Dans L’honneur perdu de François 1er, Jean-Marie Le Gall replace Pavie dans l’histoire européenne pour « comprendre l’anthropologie politique de l’époque ».