socio-4



dossier : Le tournant numérique… et après ? Socio, 2015-4
Sous la direction de Dana Diminescu et Michel Wieviorka
http://socio.revues.org/791


au sommaire :
Vie et mort des sciences sociales avec le big data, Dominique Boullier,
La carte et le territoire à l’ère numérique, Henri Desbois ,
Les enjeux épistémologiques des humanités numériques , Alexandre Gefen
L’ogre et la toile. Le rendez-vous de l’histoire et des archives du web, Valérie Schafer et Benjamin Thierry
Une « utopie politique » pour les humanités numériques ? Pierre Mounier

Débat : Le régime de vérité numérique, Antoinette Rouvroy et Bernard Stiegler

Droit de suite : Les interactions publiques à l’épreuve des technologies de participation à distance
L’exemple de la visioconférence dans les audiences judiciaires, Christian Licoppe et Laurence Dumoulin

Chantiers : Le politique face au numérique : une fascination à hauts risques, Françoise Thibault et Clément Mabi

La carte et le territoire à l’ère numérique, Henri Desbois
extraits :
« Toute carte est un double spectacle : celui du territoire représenté, et celui des moyens mis en œuvre pour produire cette représentation...la fascination qu’exerce Google Earth doit au moins autant à la démonstration technique qu’au spectacle du monde ».
« L’effet de Google Earth est moins de mettre dans les mains de tous des moyens de surveillance que de produire une image symbolique d’un monde entièrement visible, avec son globe vierge de tout nuage, entièrement offert au voyeurisme spatial. L’idée de la surveillance globale est antérieure aux globes virtuels, mais il n’est pas indifférent que l’esthétique cartographique dominante épouse le style visuel d’une des techniques les plus emblématiques de la surveillance »

« Dans ce constat, « on peut aussi y voir un encouragement à explorer des géographies alternatives. L’hégémonie de la mesure, du calcul et de la technique, plus manifeste que jamais dans la construction de nos représentations de l’espace géographique, peut aussi donner soif de représentations alternatives... À l’heure où les géomètres et les informaticiens sont les producteurs presque exclusifs de notre géographie commune, n’oublions pas qu’il est rare que les choses vraiment importantes de la vie s’expriment en chiffres et en équations. Écoutons les artistes et les poètes ».

Un détail : Un article sur les cartes et les globes numériques, sans carte et sans globe.
La géo soumise aux normes de la sociologie ?

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