24 mai 2015

Education et technologie

 

Pourquoi l’apprentissage assisté par la technologie ne parviendra pas,
à lui seul, à résoudre la crise de l’éducation ?
Hubert Guillaud, Internetactu, 19.05.2015
http://www.internetactu.net/2015/05/19/


extraits :
« La révolution de l’apprentissage personnalisé assisté par la technologie promet un enseignement adapté, permettant aux algorithmes de recalibrer en continu les apprentissages pour répondre aux besoins des élèves. Faut-il croire que tout le monde va pouvoir recevoir demain l’éducation personnalisée qui était autrefois réservée à l’élite ? »

HG cite les déboires du district scolaire de Los Angeles et du comté de Guilford (Caroline du nord).
Définir au préalable les besoins, échapper à la frénésie technologique.

La techno marche bien pour les tâches administratives (gestion des notes). Elle marche moins en classe, « quand on tente de le faire à faible coût, sans prendre en compte la formation, l’adaptation des équipements, le remplacement et l’entretien du matériel ».

« L’innovation ne fonctionne que si elle demeure à l’écoute des utilisateurs, que si chaque itération intègre les commentaires de ceux-ci». La technologie marche quand elle aide les (bons) profs à être meilleurs.

Mise en perspective : L’éducation généralisée a réussi car elle était une réponse à l’industrialisation (former des salariés sachant rester sur place). Quelle éducation accompagnera le prochain système technique, où les travailleurs ne feront pas tous ce qu’ils souhaitent et devront interagir avec des robots ?

La fin de l'article insiste sur la prise en compte de l’effet réseau

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Wauquiez, l'héritier ambitieux

 

Laurent Wauquiez, le « bad boy » de la droite
Ariane Chemin et Alexandre Lemarié, Le Monde 21.05.2015
http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/05/21/


« Depuis 2004, date de son élection comme député de Haute-Loire, cet as du storytelling peaufine autant sa statue que son curriculum vitae ». Le fils de bonne famille (le Wauquiez-Motte de l’ENA) parle simple et mal pour faire oublier qu’il est bien né.

Jacques Barrot lui met le pied à l’étrier en 1997 et en a fait son suppléant. Il lui lègue tout.
En 2008, l’ambitieux s’installe à la mairie du Puy, la ville très catho. « Il a fait son voyage de noces sur le chemin de Saint-Jacques, il a inscrit ses deux enfants à l’école Saint-Louis, il fréquente les messes de tout le canton ».
W saison 1, c’est Europe, christianisme social.
Il devient secrétaire d'État chargé de l'Emploi, puis  ministre chargé des Affaires européennes.
Mais entre 2008 et 2010, son ministère a dépensé 467 774 euros en communication, dont des études sur la notoriété et l’image du ministre.

En 2007, il découvre Buisson. C'est la rencontre de deux cynismes et un virage brutal. En 2011, W saison 2 parle de « cancer social » ; en 2014, il préconise le retour de l’Europe à 6, la sortie de Schengen ; en 2015, après l’assassinat d’une fillette à Calais, il met en cause Christiane Taubira. « J’ai fait entrer le loup dans la bergerie » confie Jacques Barrot

LW ne recule devant aucune contradiction : il est aux premiers rangs de la Manif pour tous, en parka rouge, mais il courtise aussi le milieu gay. Il vante les racines chrétiennes de la France, mais il disserte devant les Francs-Maçons du Puy.

« C’est simple : il est tellement rapide que le coq n’a pas le temps de chanter une première fois qu’il s’est déjà renié », lâche Martin Hirsch

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