1945-ml-granville

« Pendant 40 ans, je n'ai pas pu en parler » - LML 31.01.2015
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/1945-ml-granville.jpg


Plusieurs raisons pour mentionner cette page de la presse locale.

- L'omniprésence du discours sur le devoir de mémoire, sur les mémoires
avec l'écart habituel entre le 27 janvier (l'holocauste, le génocide, depuis 2002 en Europe)
et le dernier dimanche d'avril (la mémoire de la déportation, depuis 1954).
Pour ne rien dire de la postérité du 8 mai ou du 9 mai.

Le message essentiel, pour un journaliste qui travaille sur le vécu immédiat :
Le devoir de mémoire - « Ne pas oublier »
« Les témoignages touchent ».
« Le témoignage est authentique »
« Le témoignage vivant est plus porteur ».
« J'aurais aimé avoir plus de témoignages »
« Le témoignage nous permet de nous rendre compte ».


- « L'ouvrage est un texte ».
La critique est surprenante dans un titre de la presse écrite.
Ne pourrait-on plus lire Primo Levi ? Robert Antelme ? les historiens de la 2 GM ?

Dans cette pleine page, les photos (en couleur) occupent environ la moitié de l'espace
(deux grandes d'environ 15*10 et cinq petites pour l'enseignant et ses élèves).
L'info ne semble avoir d'intérêt que si elle peut être associée à un visage
(à la manière des micro-trottoirs de la TV).

Le texte doit être simple. Il peut même être répétitif (« Le témoignage »).

- 1997-1998 - « Les femmes dans la Résistance et la Déportation » - cercleshoah.org
Michèle Agniel témoigne pour le Cercle d'étude, tout comme Anise Postel-Vinay, également résistante et déportée au camp de Ravensbrück
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article414
http://clioweb.free.fr/camps/mullier.htm


agniel

L'article de Ouest-France 27.01.2015
http://www.granville-info.fr/une-rescapee-des-camps-rencontre-les-lyceens/



- Les déportés, témoins ou professeurs d’histoire ?
Annette Wieviorka, INA entretien 2006 chapitre 46
http://clioweb.canalblog.com/archives/2010/04/07/17491914.html

« Quand on fait venir Stéphane Hessel dans sa classe, on est honoré par sa présence... Mais je pense que cela ne remplace pas un cours d'histoire. Le vrai problème, c'est que si les enseignants ont une petite paresse à aborder cette question, ou une petite frayeur à l'aborder, et qu'ils se défaussent sur le témoignage du déporté, ils ne font pas face à ce qui est leur travail, qui est quand même de donner un cours d'histoire à des élèves. Et un ancien déporté ne peut pas donner un cours d'histoire ».

Question de vocabulaire : les résistants déportés ne sont pas seulement des « témoins ». Ce sont avant tout des démocrates et des « acteurs » de la lutte contre la barbarie nazie. Tous n'ont pas survécu à l’enfer planifié par les nazis. Mais ils sont tous beaucoup plus que de simples témoins.

- 3 questions :
. Que pourra écrire un journaliste sur l'histoire de la déportation dans 20 ans ?

. Pourquoi Michèle Agniel a-t-elle été arrêtée et déportée à Ravensbrück ?
La journaliste mentionne Himmler, le IIIe Reich, les SS, Auschwitz-Birkenau «l'usine de mort ».

Hitler, l'Allemagne hitlérienne, la désolation semée en Europe ?
Connais pas.
L'histoire scolaire ?
« Les questions historiques amènent naturellement au devoir de mémoire ».
Les manuels ? [Les ouvrages des historiens ??]
Mais « c'est du texte... » ! [comme une partie des journaux ?]

La meilleure garantie contre l'oubli, n'est-ce pas de Faire de l'histoire
et de l'Enseigner en donnant le temps et les moyens de le faire ?

. Le souvenir de la lutte contre le nazisme est absolument essentiel.
Mais est-ce la seule antidote pour combattre efficacement toutes les formes de barbarie et d'inhumanité ?

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