08 février 2014

Vichy, « Révolution nationale »

 

vichy-maisons

Affiche éditée par le centre de propagande de la Révolution nationale - Centre d'Avignon, 1942 - Mémorial de la Shoah/CDJC
Belin cite le Musée des 2 GM, BDIC - Pinson mentionne le Musée d’Histoire Contemporaine

- Analyse en 2007 de l'affiche de R. Vachet par Céline Giangermi (présentation en ppt)

Autre analyse en swf (classe de 3eme) :


- « Révolution nationale » ? Dans la propagande (et dans la com' ) les mots sont faits pour tromper.
Le régime de Vichy prétend faire oublier la défaite en menant une politique violemment anti-républicaine. La devise « Liberté, Egalité, Fraternité » est remplacée par « Travail, Famille, Patrie ». La dictature est habillée en « ordre nouveau » et applique d'emblée une politique d'exclusion.
http://1942.memorialdelashoah.org/histoire_shoah_en_france.htm


- En 2006, à Nantes, Bernard Albert a élaboré un riche dossier sur cette affiche de propagande surinvestie par les profs et les auteurs de manuels à partir des années 1980, souvent sans attention à son histoire et à la réalité de sa diffusion.
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1178646779000/0/fiche___ressourcepedagogique/
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/47140093/0/fiche___pagelibre/&RH=1160766403250
L'affiche indexée par Google images  http://tinyurl.com/mwufexr


- « L'auteur, M. Vachet, n'est jamais mentionné, pas plus que le nom du commanditaire. Quant à la date, elle diffère selon les manuels ! Or personne ne la connaît, et on ne peut que la dater dans une fourchette allant de 1940 à 1942. En fait cette image (60 cm de hauteur), devenue de facto symbole de la propagande de Vichy, provient d'une initiative isolée, celle du centre de propagande pour la Révolution nationale d'Avignon. Il n'y avait alors pas encore d'organe centralisé. On ne possède aucun renseignement sur le nombre d'affiches émises alors que le bon à tirer pourrait renseigner sur le nombre d'exemplaires mis en circulation. On n'en sait pas davantage sur leur lieu de diffusion, ni sur l'impact qu'a pu à l'époque avoir cette affiche - nul doute qu'elle est plus connue de nos jours qu'alors, ce qui fournit un bel exemple de surinvestissement décalé ! » - Christian Delporte, M-C Gachet, colloque 2002
http://eduscol.education.fr/cid46004/les-images-dans-l-enseignementde-l-histoire.html


- « L’affiche n’existe aujourd’hui qu’en un seul exemplaire qui est déposé au Musée d’Histoire Contemporaine. Elle n’a pas été diffusée en 1940 car elle ne correspondait pas au message d’union autour du Maréchal que le régime voulait faire passer ; cette affiche qui stigmatise un certain nombre de français, de partis politiques, de valeurs n’est pas jugée « politiquement correcte …
Cette image est absente des manuels avant les années 90 (on ne la rencontre que dans un manuel de première en 1988), il convient donc de s’interroger sur la brutalité de ce succès et sur son invisibilité pendant des décennies.
[ Elle figure dans le manuel Belin de 1983 : Vichy était alors étudié en Terminale, pas en première ]
Cette affiche est l’oeuvre de R. Vachet, elle a été publiée à Avignon en 1940 [ ?]pour répondre à une commande du comité local pour la Révolution Nationale.
Elle sort de l’oubli en 1990 car elle va être exposée par le MHC et va figurer dans le catalogue de l’exposition, elle commence une seconde existence…au service de l’enseignement de l’histoire ».
Gérard Pinson, IUFM Caen, 2004 ? (fichier pdf archivé en 2006 par Internet Archive)
https://web.archive.org/web/20060815000000*/http://www.caen.iufm.fr/f_de_formateurs/archives_03_04/fichiers/pinson.pdf

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La pédagogie neutre

 

Il,elle, hen. La pédagogie neutre selon la Suède (maternelle d'Egalia)
Le documentaire de Richard Puech et Philippe Lagnier a été diffusé sur Arte.
Il reste visible sur Arte +7
http://www.arte.tv/guide/fr/048395-000/il-elle-hen

« Pendant une année scolaire, les réalisateurs ont pu filmer des éducateurs, des enfants, des parents, tels qu'ils vivent au quotidien cette expérience pédagogique et humaine unique. De la première réunion où Lotta accueille les nouveaux parents aux scènes de la vie scolaire, les réalisateurs montrent le travail des pédagogues, qui s'attachent à combattre les stéréotypes de genre ».

Une copie est disponible sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=weBjY2Ns49A

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07 février 2014

Le genre censuré

 

Circulaires, manuels, livres: les ministères censurent le mot «genre»
Lucie Delaporte, Médiapart 06.02.2014
http://www.mediapart.fr/

« Cédant à la pression des lobbies les plus conservateurs, le gouvernement a déjà, et depuis plusieurs mois, choisi de faire disparaître partout le mot « genre », désormais jugé trop sulfureux. Au prix d'absurdes acrobaties. Enquête sur une censure discrète qui signe aussi une incroyable défaite idéologique ».

extraits :

3 exemples :
- « La parution de l'ouvrage de Hugues Demoulin (ac-rouen), Déjouer le genre – Pratiques éducatives au collège et au lycée, destiné à être un outil de formation pour les enseignants, est bloquée depuis le mois de septembre ».

- Dans le rapport sur les stéréotypes de genre chez les enfants et les adolescents, « Luttez contre les stéréotypes de genre » est devenu « Luttez contre les stéréotypes garçons-filles ».

[ un détail : le mot « genre » apparaît néanmoins 265 fois dans les 236 pages du rapport, filles-garçons 187 fois, garçons seul 850 fois, filles seul 919, enfants 377, adolescents 49 ]

http://www.strategie.gouv.fr/blog/2014/01/rapport-lutter-contre-les-stereotypes-filles-garcons/

Le rapport au format pdf : http://www.strategie.gouv.fr/blog/


- Peillon, France 2 en 05.2013 : « Je suis contre la théorie du genre »,
Peillon, France Inter 08.2013 ? : « la théorie du genre n’existe pas »,
Peillon, récemment : « la théorie du genre n’est pas enseignée à l'école »…


« Pour le sociologue Éric Fassin, qui se dit abasourdi de découvrir un tel recul, « s’attaquer aux inégalités filles-garçons nécessite de s’attaquer aux mécanismes qui les fabriquent et pour cela il faut passer par le genre ».
... À voir l’importante production théorique sur ces sujets, censurer le mot genre dans les textes et les discours officiel est évidemment dérisoire. En attendant, les militants de la Manif pour tous peuvent savourer une indéniable victoire ».

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06 février 2014

LM : Rien ne va plus à l'Ecole

 


Le Monde publie une série de 5 articles sur l'Ecole

1/5 - Rien ne va plus à l'Ecole - Le Monde 03.02.2014
Ecole : une nécessaire prise de conscience
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/03/une-necessaire-prise-de-conscience_4358944_3224.html

Les enfants de pauvres sont-ils condamnés à l'illettrisme ? Le Monde 03.02.2014
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/03/les-enfants-de-pauvres-sont-ils-condamnes-a-l-illettrisme_4358954_3224.html

2/5 - Peut-on enseigner les mathématiques à tous ? Le Monde 04.02.2014
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/02/04/peut-on-enseigner-les-mathematiques-a-tous_4359648_1473685.html

3/5 - Faut-il être malheureux à l'école pour bien apprendre ? - Le Monde 05.02.2014
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/02/05/faut-il-etre-malheureux-a-l-ecole-pour-bien-apprendre_4360374_1473685.html

4/5 - Faut-il en finir avec le collège unique ? - Le Monde 06.02.2014
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/02/06/faut-il-en-finir-avec-le-college-unique_4361069_1473685.html

5/5 - A-t-on les enseignants qu'il nous faut ? - Le Monde 07.02.2014
http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2014/02/07/a-t-on-les-enseignants-qu-il-nous-faut_4361928_1473692.html

  « Arrêtons d'opposer plaisir et effort à l'école » -Entretien avec le ministre
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/02/08/vincent-peillon-arretons-d-opposer-plaisir-et-effort-a-l-ecole_4362698_1473685.html

http://www.lemonde.fr/education/

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Les chercheurs et Twitter

 

[Le texte qui suit a été caricaturé en rejet viscéral du numérique.
Merci d'y voir aussi une lecture distanciée de choix politiques et techniques autour des médias sociaux.

La tendance à la marchandisation de la recherche est objet de débats, sur le poids de la bureaucratie, sur l'évaluation chiffrée, etc... Pas seulement un plébiscite et une compétition entre usagers de Twitter, de Facebook, de Scoop.it...]


Twitter et les chercheurs, l'exception française ?
Le Monde 05.02.2014
Sylvain Deville (chargé de recherche CNRS)
« Voilà quelques jours, je me demandais sur Twitter pourquoi, en comparaison avec nos collègues anglo-saxons, si peu de chercheurs français se servent de cet outil… » « Twitter me permet de me joindre aux discussions sur les pratiques de la recherche »
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/02/05/twitter-et-les-chercheurs-l-exception-francaise_4360491_1650684.html

La version en anglais évite quelques raccourcis et cite une sélection de partenaires pros sur Twitter.
http://sylvaindeville.net/2014/01/08/communicating-science-whats-wrong-with-you-france/


Le titre de la tribune publiée par Le Monde est trompeur : Twitter, c'est trois paragraphes (environ 1200 signes dans un long article - plus de 8000 caractères - l'équivalent d'une moitié de page dans le quotidien).
Un sourire : que donnerait cette argumentation en 138 caractères ?
"Pas de science sans twitter" ?
ou encore "Si à 50 ans, t'as pas eu une tribune dans Le Monde, t'as raté ta vie..."
http://sylvaindeville.net/2014/02/07/le-jour-dapres/
]


« Le CNRS fait des efforts remarquables à travers ses journaux, son site Web refondu et les réseaux sociaux. La plupart des instituts du CNRS sont désormais sur Twitter, partageant leur actualité et celle de leur communauté ».
Quel est l'objectif de ce long article ?

- Célébrer la nouvelle communicaton du CNRS ? (Combien coûte-t-elle ?)
- Vanter la marchandisation de la recherche et la priorité parfois donnée aux pros de la communication ?
- Rassurer les financiers inquiets devant le cours de l'action Twitter ?
« Mauvais résultats pour Twitter en 2013, l'action s'effondre - Fièvre boursière pour le réseau social Twitter »
Ce matin, dans toute la presse, le sujet est omniprésent. Comme si Internet n'avait d'intérêt que dans les recettes générées par la pub ... Que dire des lamentations habituelles sur le poids de google et de facebook ? Serait-ce une simple marque d'hypocrisie chez des concurrents ?)

> « Les Américains prennent la communication très au sérieux, et les chercheurs ne font pas exception »
> « En France, la majorité des chercheurs semble ne pas percevoir l’importance de la communication »

Commentaire de Marc RobinsonRechavi (@marc_rr), sur le site http://sylvaindeville.net :
« institutional communication serves a purpose, but it does not replace direct interaction by scientists ».

L'auteur n'évite pas les poncifs : le powerpoint illisible, la recherche et la danse, la tour d'ivoire, les sites web pitoyables ...L'informatique fournit des outils, la qualité du résultat dépend du travail des chercheurs qui les utilisent.
A l'argument principal, l'éloge de la communication industrielle (cf. les portraits géants des chercheurs sur les bus), il est possible d'opposer plusieurs arguments.
De quoi parle-t-on ?


S'agit-il de la relation des chercheurs avec le grand public ?
La vulgarisation, la radio sait faire (La tête au carré, Continent Sciences, La marche des sciences, etc. ).
A la TV, les émissions scientifiques, à une heure de grande écoute, ont disparu de l'écran. Pourquoi la TV (publique ou commerciale) donne-t-elle tant d'écho aux délires irrationnels et si peu à la science rigoureuse ? En d'autres temps, Georges Duby l'historien, les physiciens Georges Charpak et Pierre-Gilles de Gennes ont prouvé que l'on peut intéresser (et instruire) le public sans le mépriser.

La science a-t-elle intérêt à imiter le marketing, à multiplier les coups de com et les opérations de pub ? Faut-il mettre en compétition deux physiciens en comparant leur nombre de suiveurs ou de likes ?

- En politique, la communication est l'autre nom de la propagande. Les communicants ont investi le terrain. Ils font passer la forme avant le débat d'idées et la manipulation de l'émotion avant l'importance des convictions. C'est une des sources de la désaffection à l'égard de la politique et des politiciens. La presse n'est pas épargnée, surtout quand elle se contente de servir de porte-voix aux annonces d'un ministre, sans se soucier de suivre leurs effets sur le terrain.

- A la TV, la promotion d'un prochain téléfilm ou docufiction ne recule devant aucun hyperlatif. La promotion des films est aussi caricaturale : défilé obligé des acteurs sur tous les plateaux de TV, répétition des mêmes anecdotes pour tenter de faire croire que le tournage a été une partie de rigolade et le film une source inépuisable d'éclats de rire. Que deviendrait la TV sans ces talk-shows autour de quelques bandes annonces ? L’industrie du divertissement qui sait produire du buzz et vendre le vide de la téléréalité souhaiterait imposer ses représentations à la société et à l’Ecole : tout devrait être ludique, les contenus seraient fragmentés sur le modèle de la publicité et la compétition deviendrait omniprésente (combien de followers pour telle actrice, pour tel journaliste ?). La science a-t-elle besoin de de lancer dans la course à l'audience ?

- La publicité commerciale est à l'origine de cette logique : comment vendre avec brio des produits dont les téléspectateurs n'ont pas besoin (ou qu'ils n'ont pas les moyens pour les acquérir). L'illustration de cette tactique du push, de cette com' descendante, ce sont les appels téléphoniques qui perturbent un repas, c'est le spam que l'on laisse encombrer Internet... Faudrait-il aussi spammer aussi les avancées de la science ?

Une institution ou une entreprise peuvent trouver leur compte dans ces techniques commerciales. Pour la science, l'essentiel n'est-il pas ailleurs ? Par exemple, dans une éducation à l'esprit scientifique, dans la circulation ouverte et informée du travail des scientifiqus, de leurs questions, de leurs hypothèses, de leurs découvertes, provisoires ou définitives...


S'agit-il de la circulation de l'information (non bureaucratique)au sein de l'univers des scientifiques ?

Au moins dans les sciences humaines, cette circulation se fait grâce à l'édition, à la  publication des livres spécialisés, à la diffusion des articles dans des revues à comité éditorial. Elle alimente les réseaux professionnels entre spécialistes d'un domaine (cf les bibliographies, imprimées ou électroniques). Elle débouche sur des nominations, du moins quand les moyens sont prévus pour créer des postes universitaires.
Cette circulation n'a pas attendu Twitter. Elle était déjà au coeur des listes de diffusion et des forums spécialisés, bien avant l'arrivée des publicitaires. Le numérique prolongeait les rencontres physiques et les débats amorcés lors des colloques. Ces échanges artisanaux entre pairs sont souvent discrets mais efficaces ; ils continuent d'être meilleurs que la bouteille à la mer industrielle, même colorisée par les marchands de la pub.

En sciences humaines, le problème, c'est moins l'insuffisance de l'information que la gestion de son abondance.
Pour échapper au buzz et au bruit documentaire, les réseaux ont leur intérêt : ils aident à repérer les personnes ressources, les revues et les blogs dont les analyses méritent le détour, et donc à sélectionner les articles et les ouvrages à lire (cf les noms cités dans la version en anglais : Andrea Taroni, Pep Pamies, Stuart Cantrill, Robert Garisto, Joerg Heber, en sciences humaines, Marin Dacos, Pierre Mounier, André Gunthert, etc...).
D'autres font aussi la distinction entre l'internet comme support de publication scientifique et l'internet comme espace de conversation (mail privé, les listes de diffusion, les commentaires des articles de presse).


Sur le numérique, l'interaction entre scientifiques emprunte des canaux multiples
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Facebook (ignoré dans cette tribune) a des avantages et des défauts (qui va bientôt proposer au Monde une tribune sur Facebook et les chercheurs) ? Qui va vanter les trombinoscopes pour professionnels (cf. Linkedin...)

Pour Twitter comme pour les listes de discussion, chaque internaute sait faire son choix : il découvre rapidement les collègues actifs, il repère les sources fiables et actualisées (d'où l'intérêt du retweet. Il apprend à faire la différence entre les échos des existences privées et les informations liées à un métier ou à un sujet de recherche. Il sait relativiser et prendre ses distances avec l'emballement d'un buzz.

Twitter est excellent pour faire connaître un article (en faisant le choix d'un titre percutant, avec un lien compacté et actif vers un site web ou un blog) :
.. 2012 : Claire Lemercier : Ce que le numérique fait à l’historien.ne, Diachronie - http://t.co/oAshXvirrP

L'ensemble des tweets expédiés peut servir de support au travail d'un chercheur, sur le modèle de l'analyse par Martin Grandjean des interactions entre chercheurs internautes lors du colloque #dhiha5 - Digital Humanities 2013)

Mais Twitter ne manque pas de défauts. Comme les autres médias, il refuse de faire la distinction entre ce qui ressort de la vie privée (la machine à café, les gestes du quotidien) et ce qui tient au métier et au travail intellectuel. Il favorise les réactions d'humeur, l'expression en deux lignes de jugements péremptoires et d'opinions non argumentées.

De plus, utilisé en prise de notes lors d'un colloque, il incite à hacher en phrases menues (les "petites phrases" de la TV) une argumentation qui ne peut pas tenir en 138 caractères. Il peut aussi diffuser des versions multiples de ces mêmes condensés. Il n'a pas la qualité de certaines outils qui permettent une prise de notes vraiment collective.

En sciences humaines, d'autres supports jouent un rôle essentiel :

Les interventions à TED-X ont fait connaître le travail d'Hans Rosling ou la vision de l'éducation de Ken Robinson.
De plus en plus de colloques ont des prolongements, avec une mise en ligne de fichiers audios ou vidéos, de powerpoints dont le contenu a été réfléchi, même si la forme laisse à désirer. (cf. les RDV de Blois sur Canal C2, la Forge numérique à Caen, les fichiers de Slideshare...).

Les carnets de recherche jouent un rôle très important, tout comme l'indexation des contenus par les moteurs.
La plate-forme OpenEdition donne accès à plus de 800 carnets de recherche, dont 647 en français, 247 en histoire).

Enfin, même en com', les outils gagnent en efficacité quand ils sont adaptés au message et au public visé.
Où est-il préférable de faire de l'histoire de la peinture ?
En audiodescription à la radio ? A la TV (même en 75 secondes) ? Au musée ? En classe ?

Devant une caméra, un chercheur peut être passionnant pour ce qu'il dit, même sans devoir faire les cent pas.


Sites web universitaires, une question répétée :
Pourquoi le suffixe .edu est-il fréquent pour les universités aux USA, pays fédéral alors que la France, pays accusé de jacobinisme centralisateur, a laissé proliférer les syntaxes multiples (u-bourgogne, unicaen, univ-lille, etc.) ?

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Bdx3 : Economie dans l'antiquité

 

Les marchés dans le monde antique : concepts, conceptions et réalités
Christophe Pébarthe, Aurélie Carrara, Ausonius, Université de Bordeaux 3, 2011-2016
http://www-ausonius.u-bordeaux3.fr/axes/marches


Journée d’étude « Les sociétés anciennes menaient-elles des politiques économiques ? »
Que donne l’application des catégories modernes (le politique, l’économique) à l’étude des sociétés anciennes ?

Table ronde du 3 mai 2013 : « De la politique économique à l’histoire économique de l’Antiquité »
Quels sont les outils intellectuels et institutionnels disponibles aujourd’hui en histoire économique ? Comment les mettre en œuvre collectivement ?
CR en pdf : http://www-ausonius.u-bordeaux3.fr/marches-cr03052013


Les autres axes de recherche à Bordeaux 3 (Textes, Espaces, Gestes, Asie Mineure, Pouvoirs, Ibérie) :
http://www-ausonius.u-bordeaux3.fr/new/index.php/axes-de-recherche


Histoire économique de l'antiquité, table-ronde Bordeaux 3 - 03.05.2013
http://tinyurl.com/ltnwhg2  - CR pdf - http://t.co/icgVxanjKC


ausonius

 
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NCC : semaine Stendhal


Semaine Stendhal (1783-1842) dans les Nouveaux Chemins - 03.02.2014
http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stendhal

Stendhal (1/4) : De l’amour (Xavier Bourdenet) - 03.02.2014
http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-stendhal-14-de-l%E2%80%99amour-2014-02-03

Stendhal (2/4) : La chartreuse de Parme (Michel Crouzet) - 04.02.2014
http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-stendhal-24-la-chartreuse-de-parme-2014-02-04

Stendhal (3/4) : Le Rouge et le noir (Yves Ansel) - 05.02.2014
http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-stendhal-34-le-rouge-et-le-noir-2014-02-05

Stendhal (4/4) : Ecriture autobiographique (Fabienne Bercegol) - 06.02.2014
Souvenirs d'égotisme, Vie de Henry Brulard
http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-stendhal-24-la-chartreuse-de-parme-2014-02-04

mp3 : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10467.xml


stendhal

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stendhal 1829 ?

absent de la brochure David d'Angers : Les visages du romantisme, BNF 2012
http://www.bnf.fr/documents/dp_david_d_angers.pdf
http://www.latribunedelart.com/david-d-angers-les-visages-du-romantisme

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05 février 2014

Hongrie : l'Ecole selon Orban


Le pouvoir hongrois imprime sa marque sur l’école
Viktor Orban met la main sur les manuels - Le Monde 04.02.2014
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/04/le-pouvoir-hongrois-imprime-sa-marque-sur-l-ecole_4359846_3214.html

extraits :
« La « profession de foi nationale  – préambule de la nouvelle Constitution – est distribuée à tous les écoliers de 13 ans à 14 ans »

« Les 120 000 enseignants du primaire, du secondaire et des écoles maternelles sont désormais sous la tutelle d'un « Institut Klebelsberg », du nom du ministre qui a bâti le système éducatif au début du régime ultraconservateur de Miklos Horthy, dans les années 1920 »

« Le gouvernement s'attaque maintenant aux manuels scolaires, qu'il juge pléthoriques... il n'y aura plus le choix qu'entre deux ouvrages par matière et par niveau, contre quinze actuellement, et ils seront conçus par une commission où, sur douze membres, ne figure qu'un seul enseignant : les autres seront délégués par les ministères, ou par la très réactionnaire Académie hongroise des arts ».

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L'histoire et le genre

 

2011 - Genre : état des lieux, Entretien avec Laure Bereni - La vie des idées, 10.2011
http://www.laviedesidees.fr/Genre-etat-des-lieux.html


2002 - L’histoire des femmes et l’histoire des genres aujourd’hui
Fabrice Virgili, Vingtième siècle, 2002
http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3.htm

« Études féministes, histoire des femmes, du genre, de la différence des sexes, des relations hommes/femmes, ou encore du masculin, les termes abondent. Ils sont le reflet d’une réflexion historiographique continue déjà soulignée ; plus encore, ils démontrent le caractère dynamique de ces trente années d’écriture de l’histoire ».



2004 - « Féminin/masculin : l’histoire du genre »
Ollivier Hubert Département d’histoire Université de Montréal
http://www.erudit.org/revue/haf/2004/v57/n4/009638ar.html


2005 - L’histoire du genre : trente ans de recherches des historiennes américaines de la France
Victoria E. Thompson
Traduction de Edith Febvet, Cahiers d'Histoire 2005
http://chrhc.revues.org/943#text
« une première vague de travaux sur les femmes françaises et le genre a été portée par l’essor conjoint de la Nouvelle histoire sociale et du féminisme ; une seconde vague a été fortement influencée par la Nouvelle histoire culturelle et l’œuvre de Joan Scott. La troisième vague doit encore se définir plus clairement, bien que les théories post-coloniales et l’histoire de la sexualité et du corps en constituent l’axe majeur. Dans chacun de ces moments, les nouvelles approches des femmes et du genre ont conduit à renouveler la compréhension de l’histoire... Il est possible que cette période tire à sa fin »


2007 - Histoire des femmes
Dossier coordonné par Anne-Marie Sohn et l’Association Mnémosyne, Historiens & Géographes (extrait des numéros 392, 393 et 394) - http://clio.revues.org/9955


2013 - Colloque international – “Histoire des femmes, histoire du genre, histoire genrée”
(Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, 5-6.12.2013),
organisé par Valérie Pouzol et Yannick Ripa
http://calenda.org/268742
http://calenda.org/250894
2014 -
Qu’est-ce que les études de genre font à l’histoire de l’art ?
séminaire, janvier-mai 2014
dont Après 50 ans : où en sommes-nous des études de genre en histoire de l’art ?
Comment le genre a transformé la question des femmes artistes ?
http://calenda.org/274184

2014 - Genre et Europe, un carnet de recherches
Ecrire une histoire nouvelle de l'Europe
1. Penser et construire l’Europe, effets de genre
2. Être Européen.ne.s et vivre l’Europe
http://genreurope.hypotheses.org/


2011 - Sous les sciences sociales, le genre. Relectures critiques de Max Weber à Bruno Latour,
Danielle Chabaud-Rychter, Virginie Descoutures, Anne-Marie Devreux, Eleni Varikas (dir.),
CR Mathieu Trachman La vie des idées 02.2011

http://www.laviedesidees.fr/Les-sciences-sociales-ont-elles-un.html

1990 - Louise Tilly, Brigitte Yvon-Deyme, Michel Deyme
Genre, histoire des femmes et histoire sociale - Genèses 1990  ; n°1 ; vol.2, pg 148-167 1990
http://www.youscribe.com/catalogue/presse-et-revues/savoirs/religions/genre-histoire-des-femmes-et-histoire-sociale-article-n-1-vol-972650


Pédagogie et antisexisme
http://www.questionsdeclasses.org/?Bibliographie-sitographie

Sexe et genre. De quoi parle-t-on ? - 10.02.2014
Roland Pfefferkorn est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg
http://alencontre.org/europe/france/sexe-et-genre-de-quoi-parle-t-on.html


Les études de genre, la recherche et l’éducation : la bonne rencontre
Une pétition à lire et à signer :
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2014N45876

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04 février 2014

Le Louvre n'aime pas la gratuité

 

louvre-tarifs



Le Louvre supprime la gratuité du premier dimanche du mois en haute saison

Bernard Hasquenoph - Louvre pour tous, 02.02.2014
http://www.louvrepourtous.fr/Le-Louvre-supprime-le-premier,770.html

La décision de supprimer la gratuité du premier dimanche du mois d’avril à septembre a été votée au conseil d’administration du 29 novembre 2013. Une membre du CA a proposé dans un rapport de doubler les tarifs d’entrée pour les touristes non européens [dont le Qatar et Abu Dhabi ?].
Le musée qui a porté à 12 euros le tarif d’entrée en juillet 2013 a aussi envisagé une nouvelle augmentation.

« Créé sous la Révolution française, en 1793, le musée du Louvre instaura la gratuité pour tous comme principe fondateur. Ce droit perdura jusqu’en 1922 où il fut supprimé partiellement après trois décennies de débat. Ensuite, il n’eut plus cours que le jeudi après-midi jusqu’en 1927 et tous les dimanches jusqu’en 1990 où il fut supprimé dans l’indifférence générale, à l’époque du Grand Louvre, Jack Lang étant alors ministre de la Culture.
A la fin du XIXe siècle, la visite du dimanche était une véritable institution… »

En 2004, Loyrette a supprimé l'entrée gratuite pour les enseignants, permettant au cabinet de Darcos de faire sa com' en la rétablissant en 2008.

Signez la pétition « pour le maintien de la gratuité le premier dimanche du mois au Louvre »
http://premierdimanchedumoisgratuitaulouvre.wesign.it/fr

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Posté par clioweb à 09:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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