Lettre ouverte aux historiens " rénovateurs " et autres " usagers "
de la Congrégation pour la Vérité Universitaire de l'Histoire. Blog Médiapart
L'auteur, Guillaume Foutrier prépare une thèse sur les marchands de Rouen au XVIIIe.
http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-foutrier/100214/propos-de-la-gauche-de-lhistoire-et-du-roman-national-1ere-partie
http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-foutrier/100214/propos-de-la-gauche-de-lhistoire-et-du-roman-national-2e-partie
http://clioweb.free.fr/debats/foutrier.doc
Le CVUH est le Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire : http://cvuh.blogspot.fr/


Guillaume Foutrier s'en prend au CVUH, à Aggiornamento et aux auteurs de l'ouvrage Les historiens de garde. Dans ce qui semble combiner querelles entre universitaires et désaccords politiques profonds, il leur reproche de confondre expertise professionnelle et débat public. Il estime que vilipender toute l'histoire nationale, de voir une vague brune dans les ouvrages vantés par Le Figaro Magazine ne peut que renforcer les historiens nationalistes.

extraits :
« Etrange histoire vigilante qui est passée maîtresse dans la déploration des attaques de la droite mais se garde bien de nous dire à quoi ressemblerait une offensive de la gauche, quand bien même ce mot au singulier aurait encore un sens.  Etrange histoire vigilante qui, à l'image de ce gouvernement, voudrait masquer sa faillite idéologique en lançant des alertes brunes et en livrant à l'opprobre fasciste les figures de la gauche radicale ».

« Il est fort à craindre qu'à travers l'échec du CVUH et de l'Aggiornamento à se faire entendre il ne faille lire l'incapacité d'une gauche universitaire à s'adresser au peuple en dehors des formes du discours académique et de la voie officielle et faussement désidéologisée des programmes scolaires. Entre des médias obnubilés par les succès éditoriaux de Lorant Deutsch et une histoire universitaire frappée du soupçon du mandarinat, il n'est guère sûr que la voie associative choisie par les historiens rénovateurs soit le plus pertinent des remèdes ».

« La référence appuyée au lexique des mobilisations antifascistes de l'Entre-deux-guerres n'est ici que le paravent facile d'une association dépourvue de but politique et prisonnière d'une idéologie scientiste de substitution. Derrière la fracassante dénonciation de la vague brune, il y a le vide ».

La suite, sous forme de plusieurs non-réponses
http://blogs.mediapart.fr/blog/olivier-favier/110214/non-reponse-guillaume-foutrier-pour-en-finir-avec-les-fausses-querelles

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