- Valeurs A., le cabinet noir de la droite dure
Un article des Inrocks 12.11.2013 montre comment le marketing peut être mis au service d'idées nauséabondes, dans un combat déterminé et violent contre le pouvoir exercé par la gauche (modérée).

La tactique : engager la surenchère avec les couvertures de Minute (l'overdose, l'invasion, la France barbare..)
Les réactions indignées des intellectuels de gauche assurent (involontairement) une promotion gratuite.
Une question impossible : comment mener le combat contre ces idées d'un autre temps sans leur faire de pub ?
http://www.lesinrocks.com/2013/11/12/actualite/valeurs-actuelles-cabinet-noir-droite-dure-11443114/


. Malheurs actuels de l’Histoire : Valeurs A. et le roman national
(dans VA, Edwy Plenel et Claude Lelievre apprécieront de se retrouver cités à côté de Bainville et de Tillinac)
http://www.leshistoriensdegarde.fr/valeurs-actuelles-notre-histoire-massacree-gauche/

Une analyse d'un nouvel avatar de la vague brune de 2012 : l'école massacrée par la gauche n'enseignerait plus Vercingetorix, Jeanne d'Arc, Louis XIV, Napoléon et de Gaulle ...
L'extrême droite veut enfermer l'histoire scolaire dans une histoire bataille où les seuls repères admis sont des chefs de guerre (avec deux vaincus, Vercingétorix et J d'Arc). A sa mort, en 1715, Louis XIV laisse le royaume dans un triste état. Et Napoléon, c'est le code civil et Austerlitz, mais aussi Leipzig et Waterloo  :-):-)...

Ces polémistes dénigrent l'importance du travail des historiens, de l'école méthodique aux Annales, des Annales à l'histoire culturelle d'aujourd'hui. Ils semblent ignorer les conditions réelles de travail au collège et au lycée : dans les derniers allégements en 3eme, la naissance de la Veme République n'a aucunement disparu.

Histoire et historiens en France depuis 1945
Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia

L'historiographie française, une mise en perspective
https://web.archive.org/web/20051017171441/http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/histoire/intro01.html

L'affirmation et le triomphe de l'histoire économique et sociale «à la française» (1945 - fin des années 60)
La «nouvelle histoire»
L'histoire entre doutes et renouvellements (les années 1980-1990)
https://web.archive.org/web/20051024001520/http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/histoire/index.html

histoire de l'histoire en France depuis deux siècles
http://barthes.ens.fr/clio/outils/


Nos polémistes voudraient enfermer l'histoire de l'humanité dans les labos universitaires pour continuer à vendre leur prose sur papier glacé, de la reddition de Vercingetorix au baptême de Clovis. Pour eux, tout effort pour faire une histoire à hauteur d'homme et de femme, pour comprendre les conditions de vie de ceux qui nous précédé (vivre, penser, se nourrir, se déplacer...), ce serait de l'histoire thématique !

Dans leur prose, le seul apport de la France au XVIIe, ce serait 38 ans de guerres menées par Louis XIV (et les morts de 1693, plus d'un million ?). Pas le Molière restitué par le film d'Ariane Mnouchkine.
Le XVIIIe, pour eux, ce serait Marie-Antoinette, pas Montesquieu, Voltaire, Rousseau ou Diderot (ou Kant ou Mozart).
Le XIXe, ce serait les Napoléon, le grand et le petit. Pas Victor Hugo, pas Byron, pas Delacroix ou Monet.
Leur histoire se contente d'un passé qui ressemble aux mythes mis en images à la fin du XIXe par des artistes de second plan, des dessins qui ont envahi les manuels de seconde depuis une génération. L'histoire scolaire mérite mieux.


vercin

une illustration : Vercingétorix imaginé par Lionel-Noël Royer, 1889, musée du Puy-en-Velay
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vercingétorix

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