24 septembre 2013

Léon Gimpel : as de l’autochrome

 

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Le tsar Nicolas II et le président Fallières (Armand, pas André)
lors d'une entrevue qui a eu lieu dans la rade de Cherbourg en juillet 1909.
autochrome Léon Gimpel, http://etudesphotographiques.revues.org/index935.html

- Léon Gimpel : as de l’autochrome - Telerama 3314, 20.07.2013
Un été 1913 - Cadrages originaux, innovations techniques… le reporter vedette du journal “L'Illustration” a saisi La Belle Epoque, la Grande Guerre et les années folles en inventant une nouvelle grammaire. Petite histoire d'un photographe novateur, portfolio à l'appui. http://www.telerama.fr/idees/leon-gimpel-as-de-l-autochrome,100319.php
Le blog de la SFP fait un lien vers Télérama
http://sfp.asso.fr/blog-collection/index.php?post/2013/09/19/L%C3%A9on-Gimpel%2C-As-de-l-autochrome%2C-sur-T%C3%A9l%C3%A9rama.fr

 

- Léon Gimpel, Mes grands reportages
Etudes photographiques n° 19 Décembre 2006 : La photographie pédagogue / Modèles critiques
http://etudesphotographiques.revues.org/935

Léon Gimpel, Quarante ans de reportages. Souvenirs de Léon Gimpel, collaborateur à L’Illustration (1897-1932), Domaine de Castellemont, Jurançon, manuscrit (collection SFP), 20 février 1944
Gimpel est entré en contact avec les frères Lumière dès 1904. Le 10 juin 1907, à l’occasion de la présentation publique du procédé autochrome dans les locaux de L’Illustration, il rédige un article intitulé “La photographie des couleurs à L’Illustration”, paru dans le numéro du 15 juin 1907, p. 387-389. Sur le rapport de Gimpel à l’Autochrome, voir Nathalie Boulouch, “Reporters et professionnels”, La Photographie autochrome en France (1904-1931), thèse de doctorat en histoire de l’art, université Paris I, 1994, p. 227-248.
L. Gimpel, « Le président de la République et M. André (sic pour Armand) Fallières à bord du cuirassé Vérité », Autochrome, 12 x 9 cm, 1er août 1909, coll. SFP
L. Gimpel, « Départ du dirigeable militaire Le Temps pour la revue militaire, Issy-les-Moulineaux », 9 x 12 cm, 14 juillet 1911, coll. SFP


- Léon Gimpel, reporter à L'Illustration
http://www.autochromes.culture.fr/index.php?id=81


- Leon Gimpel, les audaces d'un photographe au Musée d'Orsay - mars 2008
http://www.unerusseaparis.fr/2008/03/leon-gimpel-musee-orsay-photo-expo.html

- Les autochromes parisiens de Léon Gimpel - 02.2011
http://dona.centerblog.net/60-les-autochromes-parisiens-de-leon-gimpel
http://www.laboiteverte.fr/les-autochromes-parisiens-de-leon-gimpel/
En 1915, il se lie d’amitié avec un groupe d’enfants du quartier de la rue Grenata à Paris qui avaient créé leur propre« armée »
http://www.lemadblog.com/photo/l%E2%80%99armee-de-la-rue-greneta-de-leon-gimpel/


gimpel-change

Léon Gimpel. Le Pont au Change Paris. 1911.
http://autocromie.wordpress.com/2013/06/

 

- Autochromes and Autochromists of WWI - La Grande Guerre en autochromes
http://www.luminous-lint.com/app/contents/fra/_autochromes_ww1_01/

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23 septembre 2013

Une société numérique libre

 

Richard Stallman,« une société numérique libre », conférence Télécom Paris Tech 20.09.2013

La conférence n'est pas (encore) en ligne, mais un texte de Framablog s'en fait l'écho :
Stallman, Rousseau et Kant.
http://www.framablog.org/index.php/post/2013/09/22/richard-stallman-rousseau-kant

« Please sir, who is your favourite philosopher ? », une question de Véronique Bonnet, prof de philo en prépa lors de la conférence donnée par Stallman à Télécom Paris Tech, le 20 septembre 2013

« ... Dans nos pratiques contemporaines, qu’elles soient directement sociales, ou sociales à travers le numérique, nous avons à nous confronter à une forme d’évidence, de non vigilance, qui fait disparaître la réflexivité, la confrontation à un dehors, et aussi tout « pas de côté » qui ferait intervenir une interrogation éthique. Machines à voter ? Constitution de dossiers pour savoir qui lit quoi ? La figure militante d’un Richard Stallman, porteur de l’exigence éthique d’une pratique réfléchie de l’informatique, qui veut déterminer ce qu’elle fera et ce qu’elle ne fera pas, s’inscrit dans la double exigence d’une humilité, attentive, réflexive, consciente des appétits des puissants, et d’une fermeté qui exclut que la technologie tienne lieu de tyrannie.
Il l’a dit ce soir là : «  je lutte contre l’oppression, pas contre l’imperfection. »

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22 septembre 2013

Histoire du monde en 12 cartes

 

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Jerry Brotton, Histoire du monde en 12 cartes, Flammarion 2013
Jerry Brotton, A History of the World in Twelve Maps, London, Allen Lane 2012
http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=44986&levelCode=sciences

 

A fascinating survey of cartography shows that maps never come without baggage - The Guardian
http://www.theguardian.com/books/2012/aug/24/history-world-twelve-maps-review

reviewed by Martin Dodge Society and space
http://societyandspace.com/reviews/reviews-archive/brotton/

The Telegraph -
http://www.telegraph.co.uk/culture/books/bookreviews/9556037/A-History-of-the-World-in-Twelve-Maps-by-Jerry-Brotton-review.html


Le sommaire de l'ouvrage, avec liens vers Wikipedia en anglais :

La science - La géo de Ptolémée, vers 150
http://en.wikipedia.org/wiki/Ptolemy%27s_world_map

Les échanges - Al-idrisi, le divertissement, 1154
http://en.wikipedia.org/wiki/Tabula_Rogeriana

La foi - La mappa mundi d'Hereford, vers 1300
http://en.wikipedia.org/wiki/Hereford_Mappa_Mundi

L'Empire - La carte du monde Kangnido, 1402
http://en.wikipedia.org/wiki/Early_world_maps#Kangnido_world_map_.281402.29

La découverte - Martin Waldseemuller, planisphère 1507
http://en.wikipedia.org/wiki/Waldseem%C3%BCller_map

La mondialisation - Diego Ribeiro, carte universelle, 1529
http://en.wikipedia.org/wiki/Diogo_Ribeiro

La tolérance - Gérard Mercator, carte du monde, 1569
http://en.wikipedia.org/wiki/Gerardus_Mercator

L'argent - Joan Bleu, Atlas maior, 1662
http://en.wikipedia.org/wiki/Joan_Blaeu
. http://en.wikipedia.org/wiki/Atlas_Maior

La nation - La famille Cassini, carte de France 1793
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_Cassini

La géopolitique - Halford Mackinder, le pivot géographique de l'histoire, 1904
http://en.wikipedia.org/wiki/Halford_Mackinder

L'égalité - La projection de Peters, 1973
http://en.wikipedia.org/wiki/Peters_map

L'information - Google Earth 2012

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21 septembre 2013

Le Déclin, Rome et l'Europe

 

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Le Déclin, La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine
Analogies historiques
- Ed du Toucan, 2013.
David Engels, professeur d’histoire romaine à l’Université libre de Bruxelles
http://www.editionsdutoucan.fr/livre.php?id_livre=208

La République romaine, l'Europe, une même crise identitaire ?
L'auteur est invité de l'émission Concordances de temps du 21.09.2013
http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-chute-de-la-rome-republicaine-et-crise-de-l-europe-des-traits-communs

L'Europe sous la menace du césarisme - Le Monde des livres 11.02.2013
David Engels affirme craindre en Europe un "revirement autoritaire", un Etat relativement ouvert et républicain se transformant en Etat autoritaire et conservateur ...La partie la plus incisive du livre réside dans la critique d'une conception désincarnée de la construction européenne, un symptôme de la crise actuelle
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/11/l-europe-sous-la-menace-du-cesarisme_1830049_3234.html

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20 septembre 2013

Montpellier 3 : la faillite menace



Anne Fraïsse (Montpellier 3) : Je n'ai plus d'alternative, l'université va faire faillite - L’Etudiant 19.09.2013

Anne Fraïsse, la présidente de l'université de Montpellier 3 … « dénonce la politique du pire menée par l'Etat, en laissant volontairement les universités s'enfoncer dans les difficultés budgétaires ».

 « Nous avons 3,5 millions d'euros de déficit chaque année depuis que nous sommes passés aux RCE (responsabilités et compétences élargies). L'Etat n'a jamais transféré la totalité des salaires des titulaires à l'université. Ce déficit est structurel, il porte sur la masse salariale.
Pendant nos deux premières années de déficit, nous avons pioché dans nos réserves. Désormais, nous n'avons plus rien ...
L'Etat va simplement m'envoyer des experts pour m'accompagner, et m'expliquer qu'il faut fermer mes masters ... ».
 « On m'oblige à considérer mes étudiants uniquement comme un coût ».

Q - « Vous prévoyez d'autres mesures d'économies, comme le tirage au sort des étudiants à l'entrée des filières avec fixation de capacités d'accueil limitées … »
R - « En cinq ans, nous sommes passés de 14.000 à 20.000 étudiants … Qu'est-ce que l'Etat va répondre aux bacheliers qui n'auront pas de places à l'université ? »

25.09.2013 , suite - Les turbulences de l’autonomie - Libération 25.09.2013
http://www.liberation.fr/societe/2013/09/25/les-turbulences-de-l-autonomie_934722
Une bonne quinzaine d’universités sont dans le rouge.
Pécresse était une adepte des annonces mirobolantes
L’Etat leur a transféré une masse salariale souvent insuffisante et les directions des universités ont commis des erreurs.

- Montpellier : l’Etat se met la fac à dos - Libération 25.09.2013
http://www.liberation.fr/societe/2013/09/25/montpellier-l-etat-se-met-la-fac-a-dos_934724
le centre universitaire Du Guesclin de Béziers a été ouvert en 1996
Pour le député UMP, «Béziers ne peut pas être la simple variable d’ajustement d’un budget, ce serait absurde et injuste ».

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Anne Fraïsse, source : http://www.univ-montp3.fr/

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19 septembre 2013

Blois 2013 : Guerre ou Paix ?

 

Le programme des RDV de l'histoire 2013 est en ligne depuis quelques semaines.
http://www.rdv-histoire.com/IMG/pdf/RVH2013-web.pdf

Un constat, en première lecture : La guerre est omniprésente dans ce programme
(667 mentions de "guerre" à compléter avec  90 mentions du pluriel "guerres").
A comparer avec 53 mentions de "paix" (ou les 7 de "droit")
103 Grande Guerre, 22 2GM, 7 Algérie...

En 2009, le corps, c'est 334 mentions dans le programme.
En 2012, le terme paysans n'apparaît que 159 fois dans les titres et les commentaires.


19 ans après l'ouvrage Retrouver la Guerre,
12 ans après 2001,
un an avant  un centenaire que les médias presseront sans doute jusqu'à l'overdose en France,
la culture de guerre semble très bien se porter, peut-être mieux qu'en 1913. La brutalisation consentie domine de façon écrasante la recherche universitaire. Elle discrédite toute histoire du combat même minoritaire en faveur de la paix sur son passage. Elle balaie toute autre toute autre lecture de l'histoire des sociétés. Dans cette lecture dominante, la paix ressemble à un intervalle précaire entre deux guerres sans fin. Un historien ou un groupe d'historiens ne pourrait-il écrire et éditer en 2014 un Retrouver la Paix ?


A Blois 2013, il existe de trop rares exceptions à signaler cependant
(dont deux placées par les organisateurs au même horaire)
Farid Abdeloauhab, Pacifistes. Les combattants de la paix au XXe siècle (La Martinière).
dimanche 11 h30 BAG

La guerre dure longtemps. Le pacifisme à l’épreuve des conflits au XXe siècle
dimanche 11h30 - Salle capitulaire, Conseil général
Carte blanche à Cahiers d’histoire.

Jean Jaurès. Combattre la guerre
vend 19h à 20h - Salle Gaston d’Orléans, Château royal de Blois
conférence de Vincent Duclert, historien et IGEN

Des parcours engagés et militants dans la guerre, XVIII-XIXe siècles
vend 10h à 12h - Amphi rouge, Campus de la CCI
Carte blanche au SNES

De la guerre comme affrontement historiographique
jeudi 17h30 à 19h - Salle Kléber Loustau, Conseil général
(avec une mention unique, celle du CRID 14-18)


Egalement, sur un autre thème médiatisé de controverse,
Les Annales et l’enseignement
vend 16h à 17h30 - Salle 23, ESPÉ-Centre Val de Loire


Une liste des sujets traités lors des RVH à Blois en octobre 2013 :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2013/09/19/28047964.html

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Blois 2013 : le programme

 

Une liste des sujets traités lors des conférences, débats et tables ronde
d'après le programme des RDV de l'histoire de Blois, 10-13 octobre 2013
http://www.rdv-histoire.com/IMG/pdf/RVH2013-web.pdf


JEUDI 10 OCTOBRE
Y a-t-il une science de la guerre ?
Survivance, regard sur la guerre en Bosnie
La guerre dans les collections des musées de la Région Centre
Les prisonniers de guerre et la violence guerrière : état de droit et droit de l’Etat
De la dette citoyenne au devoir universel : l’engagement volontaire des Juifs dans les conflits armés de 1792 à 1945
De la guerre comme affrontement historiographique
La guerre de 30 ans (1618 - 1648)
La reconstruction de Blois après la Seconde Guerre mondiale


VENDREDI 11 OCTOBRE
Les blessures invisibles
Aux origines de la Grande Guerre : vérités officielles et controverses historiographiques
Clausewitz, la France et la guerre
Enseigner la guerre
2014 : un Centenaire mondialise´
Faire la guerre à la montagne, histoires et mémoires
Histoires d’armes, de l’âge du bronze à l’ère atomique
Les enjeux de la guerre économique
La guerre dans l’Antiquité
La Grande Guerre face à sa commémoration
Qu’est devenu le métier de reporter de guerre aujourd’hui ?
Les hommes, les dieux et la guerre
Alimenter les villes en guerre. Une question stratégique de l’Antiquité à nos jours
Imaginaires de guerre en période de Guerre Froide : France année 1950
Une nouvelle histoire intellectuelle ? Quand les œuvres et le travail intellectuel s’apparentent aux pratiques sociales
En finir avec les guerres du Vietnam : perspective coloniale et contexte de Guerre Froide
Résister aujourd’hui ?
Etrangers dans la guerre. Quand une page se tourne, la patrimonialisation d’un engagement
Le Mali, les enjeux d’une guerre
Marc Ferro, témoin, acteur, historien des guerres
Guerres, femmes et genre : la guerre a-t-elle un sexe ?
Le Front national est-il d’extrême droite ?
La présence américaine en Loir-et-Cher et en Touraine 1917-1919 : quelles traces patrimoniales aujourd’hui ?
La Nation, facteur de guerre ou de paix ?
Qui déclare la guerre ne la gagne pas forcément
Les cardinaux-ministres et la guerre de Georges d’Amboise à Fleury (fin XVe-XVIIIe siècle)
Enfants au combat. Révolutions, guerres, génocides, XIXe XXIe siècles
Les usages idéologiques des guerres antiques, XIXe-XXIe siècles
La République, ses territoires et ses fractures : vers une nouvelle carte de la France ?
Peut-on faire la guerre au terrorisme ?
La guerre de Cent ans a-t-elle eu lieu ?
La journaliste et l’historien : regards croisés sur la guerre de Syrie
Jean Jaurès. Combattre la guerre
de la Guerre


SAMEDI 12 OCTOBRE
La politique est-elle la continuation de la guerre par d’autres moyens ?
Ecrire la guerre
De Gaulle, chef de guerre
Il faut manger pour vaincre. La nourriture aux armées
Histoire, quels usages publics ? Le CVUH invite les auteurs des historiens de garde
L’Allemagne nazie : une guerre contre les Juifs
L’avenir de la guerre : conflits, stratégies, technologies
La guerre peut-elle avoir un visage de femme ?
Les socialistes, la guerre et la paix aujourd’hui
Les cicatrices de la Grande Guerre
La Grande Guerre a 100 ans. Quelle histoire ? Histoire nationale, histoire internationale, histoire transnationale de la guerre
Qu’est-ce que faire la guerre aujourd’hui ?
Les « à-côtés » de la guerre au Moyen Age
Le 6 juin 1944 : de l’événement au mythe
La bataille : histoire et historiographie
Que s’est-il passé en Algérie ?
Le corps en guerre
Photographier les guerres
Entre la mémoire et l’histoire : quelle place pour la loi ?
Le Moyen Age est-il de droite ?
Où va la Syrie ?
La Résistance et la société française face à l’extermination des Juifs
Guerre et énergies
L’année 14. Etat de l’historiographie
Le Dieu de la Bible est-il un dieu guerrier ?
L’Allemagne en guerre 1914-1945
Faire la paix
L’argent fait-il la guerre ?
Authenticité et autorité des sources en histoire
Les malheurs de la guerre. 1800-2014
Palestine : quelle résistance ?
Mort au combat et sainteté : le cas de Charles de Blois
Historicité des guerres : de la Grande Guerre à la guerre d’Algérie
Conflits contemporains : médiation et recherche à partir du patrimoine des universités européennes
1793-2013, l’année terrible 220 ans plus tard
Peut-on parler d’une brutalisation de la guerre à la Renaissance ?
Qui a inventé les droits de l’homme ? books
Les « traces » de la Grande Guerre comme patrimoine
Clemenceau, « Je fais la guerre »
La guerre juste existe-t-elle ?

DIMANCHE 13 OCTOBRE 2013
Une Europe de la Défense est-elle possible ?
Guerre, impérialisme, mémoire : des intellectuels allemands face à la guerre (1870/71, 1914/18, 1939/45)
Ou` va l’histoire sociale de la guerre ?
Guerre et politique : Clausewitz avait-il raison ?
Des soldats refusant de combattre, de la Grèce ancienne à la Grande Guerre
De la guerre au tourisme de mémoire 1914-2014
La guerre dure longtemps. Le pacifisme à l’épreuve des conflits au XXe siècle
Comment l’armée pense l’histoire aujourd’hui
La guerre, une chance économique ?
Normes et pratiques du massacre de l’Antiquité à nos jours
Dire la guerre, de l’Antiquité à nos jours
Révolutions : cinq siècles de révoltes et révolutions dans le monde
Les famines sont-elles toujours une arme de guerre ?
La mort des guerriers. Deuils intimes, célébrations publiques
Guerres, pouvoirs et sociétés en Afrique (XVIIIe-XXe siècle)
L’argent le nerf de la Guerre, financer les guerres
Tavernier et la guerre XVIe - XXe siècle

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18 septembre 2013

Etrusques. Un hymne à la vie

 

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- Etrusques. Un hymne à la vie

exposition au musée Maillol, 59/61 rue de Grenelle
du 18 septembre 2013 au 9 février 2014
250 œuvres provenant des grandes cités de l’Étrurie antique illustrent tous les aspects de la culture étrusque: la religion, l’écriture, l’armement, le sport, l’érotisme, la peinture et la sculpture, l’artisanat (orfèvrerie, bronze, céramique)
http://www.museemaillol.com/expositions/etrusques/presentation/


- Qui sont les Etrusques ?
Le salon noir avec Jean-Paul Thuillier (Ulm)  et Vincent Jolivet (CNRS)
http://www.franceculture.fr/emission-le-salon-noir-qui-sont-les-etrusques-2013-09-17

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17 septembre 2013

SH 252 : Ecole et numérique

 

Ecole et numérique, de quoi parle-t-on ? André Tricot, IUFM Toulouse

dans un dossier Générations numériques - Sciences humaines 252, spécial, octobre 2013
http://www.scienceshumaines.com/

André Tricot replace les technologies dans l’histoire. Il interroge leur apport à l’apprentissage. Il évoque par exemple le succès de Cabri-géomètre et des exerciseurs : s’il a un tel succès, c’est qu’il est compatible avec différentes façons d’enseigner, dans différents contextes, à différentes classes. Il analyse aussi des échecs (logiciel d'apprentissage de l'écriture).

Il formule deux paradoxes :
1 - plus une technologie est riche, complexe, sophistiquée, plus le risque d’incompatibilité avec le travail d’apprentissage en classe est grand.
Pour lui, une technologie ne peut réussir que si elle est compatible avec les pratiques des élèves et avec les usages dans la classe (cf un logiciel d'apprentissage de l'écriture). Un support riche mais complexe est souvent moins efficace qu’une présentation plus statique (cf dans la compréhension du galop d’un cheval : le derby d'Epsom vu par Géricault en 1821,  les photos d'Eadweard Muybridge en 1878).
[ A l’opposé, l’échec des certains logiciels tient au simplicisme des activités proposées à un élève ]

HorseinMotion
Horse in motion, source : http://en.wikipedia.org/wiki/Muybridge


Second paradoxe - il y a davantage d’ordinateurs à la maison qu’à l’école, et ils servent bien davantage. Mais c’est l’école qui ambitionne de former les futurs citoyens aux arcanes de la culture de l’information.

L’école, c’est moins la consultation de ressources que la mise en questions, en vue de la construction d’un savoir (scolaire). La motivation est essentielle. Mais pour poser la bonne question, il faut avoir de solides connaissances dans le domaine. Le doute est l’apanage de la connaissance, pas de l’ignorance.


Le numérique, un effet de mode ? (extraits de la conclusion)
« Si la révolution numérique à l'école semble tellement lente ... c'est pour des raisons ... profondes et pédagogiques... Du cinéma aux jeux sérieux, en passant par la TV et les MO5 du plan Informatique pour tous, beaucoup de nouvelles technologies n’ont pas tenu leurs promesses éducatives. A chaque fois, on a cru pouvoir moderniser l’école [de l’extérieur]. Je crois qu’il est temps d’admettre que ce n’est pas la bonne méthode.

L’école a sans doute besoin d’être plus efficace et plus juste. Quand nous saurons comment faire cela, alors nous saurons en quoi les façons d’organiser l’école, d’enseigner et d’apprendre doivent être modifiées, alors seulement nous saurons ce qu’une technologie, ancienne ou nouvelle, pourra apporter. Dans l’attente, nous sommes condamnés à innover un peu par hasard, en essayant quelque chose dans l’espoir que cela marche et en nous préparant à être déçus.


Depuis une génération, nous avons appris beaucoup de choses. Nous avons appris que les conditions d'intégration des nouvelles technologies à l’école dépendaient de leur utilité, de leur simplicité et de leur compatibilité avec ce qui se passe da ns la classe. Nous avons appris que leur utilité résidait essentiellement dans leur effet positif sur la motivation, l’engagement, le plaisir des élèves, sur la richesse et la complexité des contenus que l'on peut aborder, sur l'interactivité et la possibilité de personnaliser l'apprentissage pour un élève singulier. Mais nous avons appris que ces plus-values en termes d’utilité s'obtenaient souvent au détriment de la simplicité. Nous avons dû admettre que les évaluations proposées par un ordinateur sont souvent rudimentaires mais qu'elles offrent la possibilité de mieux suivre l'activité d'un élève, d'augmenter le nombre d’évaluations et de favoriser l’auto-évaluation. Nous avons enfin à peu près compris les apports des différents types d’images ou de textes ainsi que de la simulation, à la compréhension. Nous avons compris l’intérêt de proposer des supports nouveaux qui parviennent parfois à détourner certains élèves de leurs difficultés scolaires … »


Les publications d'André Tricot
http://andre.tricot.pagesperso-orange.fr/

3 questions à... André Tricot - L’Ecole numérique juin 2011
( une revue numérique, mais l’accès sur le web n’est pas gratuit)
http://www.cndp.fr/ecolenumerique/tous-les-numeros/numero-8-juin-2011/sommaire/3-questions-a-andre-tricot.html


Boubée, N., & Tricot, A. (2010). Qu’est-ce que rechercher de l’information ? Lyon : Presses de l’ENSSIB
http://www.enssib.fr/presses/catalogue/qu-est-ce-que-rechercher-de-l-information

Apprentissages et enseignement. Médiadoc, numéro spécial « Apprendre l’info-doc : quelle médiation ? » 2011
http://andre.tricot.pagesperso-orange.fr/Tricot_Mediadoc.pdf

La recherche d’information comme dialogue. Les Cahiers du Numérique, 2012
http://andre.tricot.pagesperso-orange.fr/TricotComtat_2012.pdf

Coopération, connaissances et documents : vers une nouvelle donne pour les enseignants ?
http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/lyceepro/ppcp/Coopération4.htm


À quelles conditions les TICE peuvent-elles être utiles : quelques apports de la recherche ?
Extrait du Formation CoTIC - IUFM Aix-Marseille mars 2010 (présentation pdf d’une vidéo)
http://tice.aix-mrs.iufm.fr/cotic/IMG/article_PDF/article_a87.pdf‎
http://tice.espe.univ-amu.fr/spip/Quels-sont-les-apports-et-les

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Agrégation d’histoire : 15 démissions


Agrégation d’histoire : 15 démissions pour protester contre la nomination d'un inspecteur général comme président du jury (source passion-histoire)
http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=90&t=34344&start=15

En juillet dernier, les historiens membres du jury d'oral de l'Agrégation externe d'histoire ont exprimé leur crainte de voir le Ministère de l'Education Nationale nommer sans la moindre concertation un représentant de l'Inspection générale à la présidence du jury. Au-delà du symbole, il s'agissait de mettre en garde contre le risque d'affaiblir l’Agrégation en découplant de la recherche la préparation d'un concours d'excellence.

Les interventions et le courrier signé par tous les membres enseignants-chercheurs historiens du jury sont restés lettre morte. La nomination du nouveau président du concours est désormais officielle :
Elle revient à l'Inspecteur général Yves Poncelet, vice-président du concours 2013.
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=73522

Il est important que collectivement les historiens universitaires aient conscience de ce qui est en jeu : après les effets dramatiques de la mastérisation, le rythme éreintant des réformes qui ont affecté le CAPES, désormais, c'est l'Agrégation qui est visée. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu'à très court terme l'Agrégation ne sera plus l'Agrégation, alors même qu'au fil des années les jurys successifs avaient fait évoluer le concours progressivement et dans une large concertation. Si l'Agrégation clone à court terme le Capes nouveau style, elle n'aura bientôt plus aucune raison d'exister.

Des présidents de jurys d'Agrégation ont déjà été choisis au sein de l'Inspection générale, mais dans un contexte tout à fait différent. Aujourd'hui, ce qui menace, c'est la poursuite, comme pour le CAPES et les Masters MEEF, de l'entreprise visant à écarter l'Université de la formation des enseignants. A terme, c'est l'ensemble de notre offre de formation qui s'en trouvera un peu plus fragilisée.

Depuis le 5 juillet, le Ministère de l’Education Nationale avait le temps, si telle avait été son intention, de dialoguer avec le jury. Au contraire, aucune réponse ne lui est parvenue et le jury a été systématiquement tenu à l'écart de toute la procédure qui a conduit à la nomination d'un nouveau Président. Ses membres pensaient mériter un autre traitement de la part des autorités de tutelle, dans la mesure où le bon déroulement du concours repose largement sur l’engagement et le dévouement collectif pour faire vivre le concours et en maintenir la qualité scientifique.


Les 15 signataires ne souhaitent pas continuer à participer au jury d'oral pour la prochaine session dans ces conditions, et ont le 16 septembre au matin adressé une lettre de démission au Ministère de l’Education Nationale.

Christophe Chandezon, Vice-président, Professeur d'histoire ancienne, Université Paul-Valéry - Montpellier III
Jean-Louis Gaulin, Vice-président, Professeur d'histoire médiévale, Université Lumière - Lyon 2
Reynald Abad, Professeur d'histoire moderne, Université Paris IV-Sorbonne
Pierre-Yves Beaurepaire, Professeur d'histoire moderne, Université de Nice Sophia - Antipolis, IUF
Michel Bertrand, Professeur d'histoire moderne, Université de Toulouse, Institut Universitaire de France
Philippe Chassaigne, Professeur d’histoire contemporaine, Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3
Sophie Dulucq, Professeure d'histoire contemporaine, Université Toulouse - Le Mirail
Thierry Dutour, Maître de conférences d’histoire médiévale, Université Paris IV-Sorbonne
Xavier Huetz de Lemps, Professeur d'histoire contemporaine, Université Nice Sophia Antipolis
Frédérique Lachaud, Professeur d’histoire médiévale, Université de Lorraine
Christel Müller, Professeur d'histoire grecque, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Eric Perrin-Saminadayar, Professeur d’histoire grecque, Université Paul-Valéry - Montpellier III
Pierre Ragon, Professeur d’histoire moderne, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bertrand Schnerb, Professeur d’histoire médiévale, Université Charles-de-Gaulle - Lille 3
Nicolas Tran, Professeur d’histoire romaine, Université de Poitiers, Institut Universitaire de France


- Un courrier d'Yves Poncelet, dont la nomination a suscité la démission des 15 membres du jury

Lettre de l’Inspecteur Général Yves Poncelet aux présidents des quatre associations d’historiens

Mesdames les présidentes, messieurs les présidents, chers collègues,
Je vous renouvelle mes remerciements pour votre acceptation unanime d’une rencontre de travail et vous dis donc au 23 septembre, 13 heures, avec plaisir.

Depuis vendredi dernier, j’ai décidé d’organiser une réunion plénière du jury de la session 2013 afin que toutes les questions soulevées puissent être posées et que l’avenir à court et moyen termes puisse être préparé.
Je vais donc m’employer à organiser cette réunion plénière, qui aurait lieu un samedi après-midi – afin de faciliter la venue d’un maximum de membres.
Je serais heureux que vous (ou des membres du bureau de chacune de vos associations, en fonction des disponibilités de chacun) puissiez y venir : si vous le voulez bien, nous en parlerons le 23.

Je serais heureux aussi que des responsables de la DGRH du ministère puissent y participer, puisqu’une très grande majorité des questions que soulève la désignation d’un inspecteur général à la présidence du jury de la session 2014 de l’agrégation d'histoire relève d’enjeux généraux et de craintes qui dépassent de beaucoup ma personne.
Nous verrons si les disponibilités de mes interlocuteurs permettent leur présence ; dans le cas contraire, il faudra de toute façon que des membres du jury puissent, s’ils le souhaitent, rencontrer des responsables de la DGRH, et je m’y emploierai.

Cette réunion plénière pourra être l’occasion de revenir sur l’articulation entre les programmes du CAPES d'histoire et géographie, de l’agrégation de géographie et de l’agrégation d’histoire : nous devons travailler rapidement sur ce dossier, dans l’intérêt de notre discipline, des candidats et des préparateurs.
J’ai obtenu sur ce point le plein assentiment du président du jury de la session 2014 du CAPES d'histoire et géographie, Vincent Duclert, et de son vice-président pour l'histoire, Pascal Brioist ; j’en discuterai cette semaine avec le président du jury de la session 2014 de l’agrégation de géographie. De cela aussi, nous parlerons, si vous le voulez bien, le 23 septembre.

Je reçois les échos assourdis des échanges qui ont lieu actuellement entre une partie des membres du jury de la session 2013, et plus largement au sein de la communauté universitaire. J’en respecte éminemment les acteurs ainsi que leurs positions (pour autant bien sûr que ces dernières témoignent elles-mêmes du respect dû aux règles du débat, aux personnes et aux autres positions). Mon respect est d’autant plus aisé que j’ai pu apprécier durant mes trois années de vice-présidence la valeur intellectuelle et professionnelle de tous ceux qui travaillaient au sein de ce jury.
Je vous exprimerai le 23 à quel point ma désignation ne comporte rigoureusement aucune mission de réforme, ni explicite ni implicite, mais la simple charge, commune à tous les présidents précédents, de faire réussir la session dans le respect des spécificités et de l'histoire du concours, de l’excellence du recrutement et des candidats. Cette désignation manifeste seulement un principe simple : l’intérêt d’une alternance à la présidence des jurys entre professeurs des universités et inspecteurs généraux, banale dans bien d’autres agrégations (qui sont pour autant restées ce qu’elles étaient) et dont la mise en oeuvre pour la session 2014 de l’agrégation d'histoire ne comporte rigoureusement aucun sens caché.
Je crois n’avoir jamais donné dans ma carrière, et notamment pas à la présidence du CAPES externe et à la vice-présidence de l’agrégation, prise à des accusations de rejet des exigences d’un haut niveau de savoirs, à des accusations de « reprise en main » (attitude qui m’est étrangère tant humainement que professionnellement) ou à un quelconque tropisme d’enfermement sur le Secondaire au détriment du Supérieur. L’agrégation a et doit impérativement conserver des liens forts et structurels avec l’enseignement supérieur : je ne doute pas que ce restera le cas, et peut-être d’ailleurs – mais ce n’est absolument pas à moi d’en juger – encore plus clairement demain qu’aujourd’hui.

Encore faut-il que les universitaires n’abandonnent pas le terrain. Dans le dossier qui nous préoccupe ici, comme dans toutes les autres circonstances, il me semble que le meilleur chemin sera ouvert par celles et ceux qui articulent leurs convictions légitimes avec la volonté d’ouverture et de dialogue, dans l’intérêt du bien commun. C’est à quoi nous allons nous employer et croyez à quel point je vous en suis reconnaissant.

Bien cordialement,
Yves Poncelet
source : forum passion-histoire
http://passion-histoire.net/viewtopic.php?p=456690#p456690

 
- 20.09.2013 - Du rififi au jury de l’agrégation d’histoire
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2013/09/20/du-rififi-au-jury-de-lagregation-dhistoire/


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