Lettre aux IPR de l'académie de Toulouse (source : Aggiornamento)

Madame, Messieurs

Nous souhaitons par la présente vous interpeller avant la réunion des correcteurs des copies de l'épreuve anticipée d'Histoire-Géographie du bac S pour vous faire part de notre mécontentement concernant les sujets proposés aux candidats.

Les sujets de composition en géographie portent sur le même thème du programme, le thème 2, en contradiction avec les assurances qui avaient été données sur ce point.

De plus, l'intitulé du sujet 1 pose un problème "En vous appuyant sur l'étude de cas traitée dans l'année, présentez la gestion durable d'un milieu : enjeux, acteurs, réalisations, effets" : il s'agit de bâtir une composition à partir de l'étude de cas traitée dans l'année, celle introduisant la leçon "Valoriser et ménager les milieux". Il semble difficile de bâtir toute une composition sur le seul commentaire d'une étude de cas qui n'a pas été traitée dans cette optique. De plus, il ne fait guère de doute que certains élèves auront confondu cette étude de cas avec celle du thème 1 sur les territoires de proximité. N'aurait-il pas mieux valu intituler la composition ainsi : "En vous appuyant essentiellement sur l'étude de cas étudiée en cours d'année vous expliquerez comment sont valorisés et ménagés les milieux français ? " Ainsi la leçon est-elle clairement nommée et l'étude de cas perd de sa centralité.

Face à cette difficulté, une grande majorité des élèves auront choisi la composition 2, qui identifie mieux la leçon concernée. Mais peut-on alors vraiment parler de choix ou bien est-ce les rédacteurs des sujets qui ont choisi en amont à la place des élèves ?
Concernant l'étude de document en histoire, elle porte sur une partie du programme à laquelle on consacre généralement une heure au cours du mois de septembre ce qui rend l'exercice difficile pour les élèves. Le document fait référence à l'empire colonial britannique or il n'est plus au programme depuis les allègements proposés...

En bref nous constatons que, pour la deuxième année, et malgré les remarques que les organisations syndicales et les collègues ont fait remonter après la session dernière, les élèves ont été mis en difficulté par les sujets. Face à cela, il faudra toute la bienveillance des correcteurs, en particulier sur l'interprétation des sujets par les candidats, pour ne pas pénaliser les élèves qui, pour beaucoup, ont travaillé d'arrache pied.
Mais la bienveillance des correcteurs ne pourra pas tout. Les retours de nos élèves au sortir de l'épreuve sont éloquents : il est regrettable de constater que c'est l'ensemble de notre enseignement qui est ainsi discrédité au yeux d'élèves qui, malgré leur travail tout au long de l'année, et ont été au final déroutés et mis en difficulté.

En vous remerciant de l'attention que vous accorderez à ces remarques, nous vous prions d'agréer, Madame, Messieurs, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour le secrétariat académique du SNES-FSU, Gisèle Bonnet, Marie Cécile Périllat.