20 juin 2013

L'Antiquité, territoire des écarts



- Florence Dupont, L'Antiquité, territoire des écarts
Paris : Albin Michel, coll. "Itinéraires du savoir", 2013.

- Florence Dupont - entretien dans Télérama 19.06.2013, 3 pages, pas encore en ligne
Latiniste et anthropologue, elle écorne quelques certitudes.
L'agora ? Selon elle, Grecs et Romains n'ont pas inventé la démocratie. Ni même le théâtre moderne.

Le miracle grec, l'Antiquité comme berceau de notre civilisation, le récit auquel nous sommes si attachés est en fait une construction.
Le théâtre ? « les débats que nous étudions avec l'oeil du philosophe (Créon et Antigone) étaient pour les Grecs de simples jeux verbaux »
« ... regarder ce monde ancien comme un laboratoire... éviterait de regarder la civilisation occidentale comme un tout unifié et l'Europe comme un bastion de valeurs figées pour l'éternité, menacées par l'altérité... Il revient aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui de décider de leur avenir sans se laisser écraser par des origines fantasmées qui seraient là pour attester de vérités éternelles ».

Présentation de l'ouvrage par l’éditeur :
Arracher l’Antiquité aux mythes qui la fossilisent en en faisant le centre et l’origine de la civilisation occidentale
http://www.fabula.org/actualites/fl-dupont-l-antiquite-territoire-des-ecarts_56586.php

À la question « Comment peut-on être aujourd’hui latiniste ? Avoir choisi en mai 68 de travailler sur les Grecs et les Romains ? », la réponse est d’oser un usage nouveau de l’Antiquité en termes d’« écarts ».
L’anthropologie permet de déconstruire les illusions généalogiques et les prétendues ressemblances entre Anciens et Modernes. Grâce à ce regard éloigné, nous pouvons dialoguer avec une Antiquité incontournable mais différente, offrant d’autres traditions de pensée, d’autres modèles de vie. De l’Antiquité surgissent alors des « sauvages intérieurs » qu’aucune modernité ne pourra jamais exterminer.
Convaincue que les Humanités classiques ne sont pas une discipline inutile, que l’on peut faire du grec et du latin un enseignement émancipateur, Florence Dupont ne cesse d’arracher l’Antiquité au grand récit des origines, aux mythes qui la fossilisent. Ainsi redécouverte par cette mise à distance, elle devient un véritable laboratoire d’idées.


2015 : Démythifier l'Antiquité, Florence Dupont - entretien Sciences humaines en ligne
version 23.12.2013
http://www.scienceshumaines.com/entretien-avec-florence-dupont-demythifier-l-antiquite_fr_30974.html
version 17/05/2015
http://www.scienceshumaines.com/entretien-avec-florence-dupont-demythifier-l-antiquite_fr_34555.html


- Antiquité, territoire des écarts
Journées d’études Paris-Diderot, avril 2013
http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=accueil&np=pageActu&ref=4885

9 minutes d'entretien sur F-Culture
http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-l-antiquite-territoire-des-ecarts-entretiens-avec-pauline-colo

 
- Penser contre, penser avec, entretien avec Florence Dupont
Vacarme 57, automne 2011
http://www.vacarme.org/article2092.html


- Florence Dupont, Rome, la ville sans origine, Gallimard - Le Point, 07.07.2011
La prof de Paris VII se penche sur L'Énéide de Virgile et dynamite le concept d'identité nationale.

« La fille de Pierre Grimal aurait pu se contenter d'une brillante et classique carrière universitaire. Mais c'était compter sans une aspiration joyeuse à la subversion et à une approche iconoclaste de l'Antiquité ».
http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/florence-dupont-rome-ne-s-est-pas-faite-en-un-peuple-07-07-2011-1352033_326.php
http://univ-paris-diderot.academia.edu/FlorenceDupont


fdupont

Florence Dupont, source Le Point

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Turquie : Le Sultan est nu !

 

Le Sultan est nu !
Defne Gursoy, Istanbul Médiapart, 19.06.2013
http://blogs.mediapart.fr/blog/defne-gursoy/190613/le-sultan-est-nu

extraits :
« Les jeunes voulaient crier haut et fort qu’ils manifestaient pour un avenir de liberté et de fraternité ».
« Ils ont gagné. Car rien ne sera comme avant en Turquie. Un peuple entier a pris goût à manifester, à s’exprimer dans la rue, grâce à la bravoure de quelques jeunes qui ont osé défier un pouvoir de plus en plus autoritaire « pour deux-trois arbustes », comme dirait M. Erdogan ».

« Le Sultan a non seulement peur mais il est nu ! »
«  Le pouvoir a lancé sa chasse au sorcières mais les manifestants resteront mobilisés et vigilants »

« Nous demandons aux médias européens de continuer à diffuser les informations. Rien n’est fini, en fait, ce n’est que le début ! »


- 10 jours de résistance au Parc Gezi
http://ww.bianet.org/english/youth/147428-a-graphic-history-of-the-gezi-resistance


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Bac HG 2013 : Lettre à l'inspection

 

Lettre aux IPR de l'académie de Toulouse (source : Aggiornamento)

Madame, Messieurs

Nous souhaitons par la présente vous interpeller avant la réunion des correcteurs des copies de l'épreuve anticipée d'Histoire-Géographie du bac S pour vous faire part de notre mécontentement concernant les sujets proposés aux candidats.

Les sujets de composition en géographie portent sur le même thème du programme, le thème 2, en contradiction avec les assurances qui avaient été données sur ce point.

De plus, l'intitulé du sujet 1 pose un problème "En vous appuyant sur l'étude de cas traitée dans l'année, présentez la gestion durable d'un milieu : enjeux, acteurs, réalisations, effets" : il s'agit de bâtir une composition à partir de l'étude de cas traitée dans l'année, celle introduisant la leçon "Valoriser et ménager les milieux". Il semble difficile de bâtir toute une composition sur le seul commentaire d'une étude de cas qui n'a pas été traitée dans cette optique. De plus, il ne fait guère de doute que certains élèves auront confondu cette étude de cas avec celle du thème 1 sur les territoires de proximité. N'aurait-il pas mieux valu intituler la composition ainsi : "En vous appuyant essentiellement sur l'étude de cas étudiée en cours d'année vous expliquerez comment sont valorisés et ménagés les milieux français ? " Ainsi la leçon est-elle clairement nommée et l'étude de cas perd de sa centralité.

Face à cette difficulté, une grande majorité des élèves auront choisi la composition 2, qui identifie mieux la leçon concernée. Mais peut-on alors vraiment parler de choix ou bien est-ce les rédacteurs des sujets qui ont choisi en amont à la place des élèves ?
Concernant l'étude de document en histoire, elle porte sur une partie du programme à laquelle on consacre généralement une heure au cours du mois de septembre ce qui rend l'exercice difficile pour les élèves. Le document fait référence à l'empire colonial britannique or il n'est plus au programme depuis les allègements proposés...

En bref nous constatons que, pour la deuxième année, et malgré les remarques que les organisations syndicales et les collègues ont fait remonter après la session dernière, les élèves ont été mis en difficulté par les sujets. Face à cela, il faudra toute la bienveillance des correcteurs, en particulier sur l'interprétation des sujets par les candidats, pour ne pas pénaliser les élèves qui, pour beaucoup, ont travaillé d'arrache pied.
Mais la bienveillance des correcteurs ne pourra pas tout. Les retours de nos élèves au sortir de l'épreuve sont éloquents : il est regrettable de constater que c'est l'ensemble de notre enseignement qui est ainsi discrédité au yeux d'élèves qui, malgré leur travail tout au long de l'année, et ont été au final déroutés et mis en difficulté.

En vous remerciant de l'attention que vous accorderez à ces remarques, nous vous prions d'agréer, Madame, Messieurs, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour le secrétariat académique du SNES-FSU, Gisèle Bonnet, Marie Cécile Périllat.

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