06 mars 2013

C dans l'air : le cas Peillon

 

Le cas Peillon a été abordé dans C dans l'air vers la 32e minute (La politique du ballon d'essai ... et les couacs).
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/politique-interieure/la-politique-du-ballon-dessai-38412


Peillon dit des choses prévues, l'opinion le suit, les profs aussi, mais cela ne marche pas. cf sa première annonce en mai 2012 sur les 5 jours. Une idée bonne ne suffit plus, il faut aussi prendre en compte les représentations et les intérêts des acteurs, et ne pas sous-estimer les difficultés d'application sur le terrain. (cf l'organisation du périscolaire dans les petites communes, le financement de ces activités, leur relation avec le scolaire...)

Il faut aussi replacer la partition jouée par le ministre dans le contexte politique global (la politique du gouvernement, les rivalités entre syndicats, le clivage droite gauche sur l'éducation caricaturé en opposition pedagos-républicains...)  

Les attentes étaient aussi très fortes sur les contenus imposés dans l'urgence par Chatel (cf les SES ou l'HG), et la réponse est loin d'être à la hauteur (4h30 d'HG en série S au lieu de 5h30 élève et 6h prof).

Supprimer la formation des profs, un arrêté signé par le ministre suffit. Avec quelques complicités.
La rétablir, c'est visiblement plus compliqué.

La volonté d'imposer le retour de la morale du CP au bac est une autre illustration du défaut de méthode.
Pour un philosophe agrégé, intellectuel du PS, tout a déjà été débattu avant le 6 mai.
Inutile donc de débattre ou de chercher à convaincre les profs non philosophes.
Inutile de chercher à améliorer le fonctionnement de ce qui existe.
Il suffit de communiquer en ignorant ou en stigmatisant ce qui existe (cf l'ECJS).
Et de demander un rapport à trois hiéararques alors que tout semble avoir été décidé à l'avance ...

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Après la farce

 

- Sciences-Po après la farce, Alain Garrigou , Régime d'opinion, lundi 4 mars 2013,
http://blog.mondediplo.net/2013-03-04-Sciences-Po-apres-la-farce

« La nomination d’un pantouflard à la direction et le maintien des dirigeants promettent que rien ne sera changé des orientations anciennes célébrées par le service de presse et ses relais médiatiques. Après la farce, pourquoi pas ? La privatisation ramènerait Sciences Po à ses origines et la mener à terme, comme cela se fait pour une entreprise, pourrait même s’accompagner du retour à l’ancien nom d’Ecole Libre des Sciences Politiques. Avec les ressources de l’entreprise privée et non celle de l’Etat. Le pouvoir politique ne peut plus donc ignorer sa responsabilité : s’il continue à laisser faire, ce sera en connaissance de cause ».


- Mur du son, mur du bruit - Le 13h de Guy Birenbaum
http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/27/guy-birenbaum_n_2816423.html

L'"information", continue, partagée, télévisée, radio-diffusée, écrite, numérisée, multi-diffusée n'en est plus au cap du mur du son. Désormais, nous passons tous les jours le mur du bruit...(je m'inclus).

L'information, si tant est que c'en soit une, son contenu, sa véracité, ont alors finalement moins d'importance que le bruit produit. Parce qu'une fois ce mur franchi, le bruit persiste.
Jusqu'au bruit d'après.
Au suivant !


- La "Métropole de Paris" du gouvernement critiquée à gauche comme à droite

http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/04/metropole-paris-gouvernement-critiquee-elus-conseil-regional

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Posté par clioweb à 07:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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