Que reproche-t-on aux nouveaux manuels d’histoire ?

La réponse d'Hubert Tison (APHG) :
Les faiblesses sont d'abord liées aux programmes commandés par Darcos et livrés en 2008.

« Louis XIV et Napoléon restent bien au programme en collège ».
« l’étude de civilisations lointaines, à raison de quelques heures, elle permet d’ouvrir l’histoire de France sur le monde ».

http://www.la-croix.com/Que-reproche-t-on-aux-nouveaux-manuels-d-histoire-_EP_-2012-09-10-851555


[ Les manuels d'HG sont souvent conçus dans une large incertitude.
En 2010, ceux de seconde ont été rédigés en quelques semaines, à cause des flux hypertendus imposés par Chatel. En 1997, ceux de Terminale ont été rédigés alors que les modalités de l'épreuve de bac n'étaient pas arrêtées définitivement.
A propos des derniers manuels d'histoire de 1ere, écouter ou réécouter l'échange entre Jean Lebrun et David Colon (Belin) - France inter, 31.08.2012 - http://clioweb.canalblog.com/tag/lebrun

Les manuels sont conçus pour être vendus. La place des illustrations, la conformité aux programmes officiels sont des arguments de vente. 

Plus largement, les réflexions sur la place du manuel ne manquent pas, surtout avec l'arrivée du numérique.Mais elles ont eu peu d'influence sur les manuels récents. Les médias adorent argumenter sur la différence de poids entre le livre et l'ordi, sur la dimension supposée ludique.
Pour l'instant, la logique de l'édition continue de l'emporter largement sur celle des réseaux.Il en est de l'édition scolaire comme du livre en général : internet est vu comme un ennemi. Chaque éditeur achète une interface différente du voisin, et tout est fait pour dissuader les utilisateurs, profs ou élèves. Et la présentation du web dans les manuels papier est trop souvent sommaire et caricaturale, dans un mépris qui semble voulu des usages réels que les collégiens ou les lycéens font de l'internet.
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