- Aimer l’histoire est une chose…

Maryline Crivello, U Aix - Libération Rebonds 30.05.2012
http://www.liberation.fr/societe/2012/05/30/aimer-l-histoire-est-une-chose_822511

extraits :
« L’histoire est devenue un bien de consommation culturelle, une pratique sociale festive qui participe souvent d’un développement touristique (les politiques culturelles en faveur d’un passé cathare dans le sud-ouest de la France)... les spectateurs, enjeux d’une forme de mercantilisme commémoratif, ne sont pas forcément dupes et se prennent au jeu d’un passé idéalisé ou fantasmé et d’une nostalgie ambiante ». 

« Dès lors, quelle peut être l’attitude de l’historien ? Sans mépris aucun, il essaie de comprendre de quelle façon sa propre époque appréhende le passé, étudie les approximations, les décalages, les oublis, autant d’indices de lectures qui en disent long sur la place de l’histoire aujourd’hui »

« Cependant, il y a une limite. .. Le moment où certains se présentent comme des historiens, sans connaître la moindre règle élémentaire du métier (la citation des sources, l’impossibilité d’affirmer des anecdotes sans références, le regard critique d’une communauté scientifique), et valorisent un récit fétichiste et gallo-centré, récitant toute une litanie de héros bien choisis et d’événements rituels mis au service de convictions idéologiques ».


- Le drôle de tempo du «Métronome» de Lorànt Deutsch
William Blanc, Libération Rebonds 30.05.2012
http://www.liberation.fr/culture/2012/05/30/le-drole-de-tempo-du-metronome-de-lorant-deutsch_822503

extraits : 
« Métronome est un produit de consommation de masse, décliné sur plusieurs supports (écrit, audiovisuel, multimédia) dans lequel deux grands groupes industriels (France Télévision et la RATP) ont investi massivement et dont ils espèrent des retombées ».

« ... A une époque où des menaces fortes pèsent sur les services publics de l’éducation et de l’université, Métronome est symptomatique d’une histoire qui se voudrait immédiatement rentable, purement utilitaire et, en fin de compte, privatisée, où celui qui possède des moyens financiers conséquents impose un point de vue à l’ensemble du public, où la forme, inspirée des techniques du marketing et du storytelling, importe plus que le fond ».