28 mai 2012

Albert Barnes, sauvé et trahi

 

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Fondation Barnes, Philadelphie - source Wikipedia


- A Museum, Reborn, Remains True to Its Old Self, Only Better
Roberta Smith
, The New York Times, May 17, 2012
http://www.nytimes.com/2012/05/18/arts/design/

- 10 photos du NYT pour apercevoir le nouveau musée


- Mr Barnes, sauvé et trahi
- Sylvain Cypel - Le Monde Culture 26.05.2012
L'article est passé directement en version payante, comme le lundi de Pentecôte.


A Philadelphie, la Fondation Barnes vient d’inaugurer un nouveau bâtiment. Il abrite la très célèbre collection de tableaux constituée par Albert C. Barnes (1872-1951).

« In 1899 with a German chemist named Hermann Hille, Barnes developed a mild silver nitrate antiseptic solution, marketed as Argyrol. Used in the treatment of gonorrhea and as a preventative of gonorrheal blindness in newborn infants, Argyrol was an immediate financial success. ... Barnes bought out Hille and became a millionaire in the 1900s by the age of 35 ».

Il utilise cette fortune pour acheter, sur les conseils du peintre  William Glackens, un grand nombre d'oeuvres post-impressionnistes : 181 Renoir, 69 Cézanne ...

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source : Wikipedia


Les tableaux sont présentés à Merion dans un bâtiment néo-classique. « Barnes had his collection hung according to his own ideas about showing relationships between paintings and objects » (Cypel parle de fouillis très organisé, les oeuvres étant placées à côté de mobilier, de pièces de ferronnerie, de masques africains). ex de Renoir ou de  Matisse -

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Fondation Barnes, Merion - source Wikipedia


Barnes accorde une grande place à l'Education, en liaison avec les principes de John Dewey.
Dans son testament, les ouvertures au public sont ainsi limitées à 200 visiteurs par jour, deux jours par semaine (hors périodes estivales) afin de donner la priorité aux étudiants. Les dispositions testamentaires excluent le prêt, les expositions en dehors de Merion. 4 des 5 membres du conseil d'administration doivent venir de l'université Lincoln, longtemps réservée aux seuls noirs.


Au début des années 1990, la Fondation rompt avec ces dispositions. Entre 1993 et 1995, 83 tableaux ont été prêtées pour des expositions temporaires destinées à lever des fonds. L'exposition rencontra un très grand succès à Orsay, à Munich, Washington, Fort Worth, Tokyo et Toronto.

Un appel aux fonds privés est lancé : 200 M de $ sont récoltés, 150 servant à édifier un nouveau musée. « Une salle permet d'accueillir 300 couverts afin d'y organiser des événements. A une époque où art et commerce sont de plus en plus intriqués, où les musées, pour vivre ou survivre, deviennent des lieux de divertissement ou de promotion, la Fondation pouvait-elle y échapper ? »

Le nouveau bâtiment peut accueillir 1600 visiteurs par jour. « L'accès aux oeuvres apparaît très amélioré, un effort particulier a été apporté à la luminosité naturelle …La possibilité d'admirer La Danse, la sublime peinture murale de Matisse, de deux niveaux différents, et le positionnement du Bonheur de vivre dans une salle placée juste en face sont d'étonnantes trouvailles ».
Une longue bataille d'experts, des polémiques interminables ont accompagné ces travaux.

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Roberta Smith, The New York Times

rappel : 10 photos du NYT pour apercevoir le nouveau musée


http://en.wikipedia.org/wiki/Albert_C._Barnes
http://en.wikipedia.org/wiki/Barnes_Foundation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Barnes

Le site web de la Fondation Barnes

 
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