dissert-pas-reseau

source : Loys - Laviemoderne.net

- Comment j'ai pourri le web
Petite expérience amusante sur l'usage du numérique en lettres

Une démonstration de Loys (laviemoderne.net) en première, classe de Lettres, à propos d'un poème d'un poète obscur du XVIIe

http://www.laviemoderne.net/lames-de-fond/009-comment-j-ai-pourri-le-web.html

Le buzz marche à la perfection :
Posté mercredi 21 mars à 11h14, relayé par Rue89, Arrêt sur images..., JT de France 2 samedi soir.
4000 références sur Google le jeudi soir, 6000 le samedi soir.
Les commentaires suggèrent une nouvelle guerre entre néo-cons et pédagogues.


- Un prof trolle ses élèves sur Internet, la belle affaire !
La réponse longue et très argumentée de David Monniaux :
« Mon propos n'est bien entendu pas de dénigrer qui que ce soit, mais de remettre les choses à leur place : l'expérience menée par ce professeur n'a rien de bien étonnant. Le problème, le vrai problème, n'est pas que l'on puisse tromper le public sur des sujets dont ils n'ont absolument rien à faire, c'est plutôt l'abondance d'information médiocre mais qui n'avoue pas sa médiocrité ».

http://david.monniaux.free.fr/

 

- Eric Delcroix, Pourquoi le prof saboteur de Wikipédia n’a rien compris sur l’usage du numérique ?
Et si un enseignant n’avait pas la maturité pour tirer profit du numérique ...
http://leszed.ed-productions.com/et-si-les-enseignants-navait-pas-la-maturite-pour-tirer-profit-du-numerique/


- Le point de vue des élèves, d'après la documentaliste
"Contrairement à ce qui a été écrit, cela ne les avait pas du tout amusés et ils se sentaient humiliés. Ce n’était pas des élèves médiocres et l’un d’eux avait cherché dans une encyclopédie des auteurs littéraires avant de se rabattre sur Internet, car il n’avait rien trouvé lui permettant de développer son introduction et sa conclusion".
"Aurait-on traité de la même manière un public adulte ?"
.
http://leszed.ed-productions.com/le-prof-saboteur-de-wikipedia-qui-soffusque-du-plagiat-suite/


- Comment j'ai nourri le web,
La lecture d'un autre prof de Lettres, dans un collège de Bar sur Aube :

« Je suis donc en présence d’un article pour lequel l’auteur va consacrer toute son intelligence à vouloir démontrer une chose : l’école meurt, et le numérique est son virus... On a là tous les poncifs de la pensée réactionnaire ...

... Depuis cinq ans, je m’efforce de nourrir internet, d’y apporter tout ce qui permettrait à mes élèves d’apprendre, de comprendre, de se documenter, d’obtenir de l’aide, de s’entraîner, de réfléchir, etc. Ma démarche est exactement l’inverse de celle prônée par l’auteur de cet article. Je veux que mes élèves n’aient pas à s’inscrire ni à payer pour obtenir une information qui plus est erronée »
.

http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1497


- Les enjeux du plagiat et la question la notation des dossiers constitués en dehors de la classe avaient été posés en 2006, par Pascal Lardellier (U Bourgogne) dans un article publié par Libération.

Un essai de réponse, dans la version 2008 :
En résumé, le problème se pose surtout pour les travaux externalisés à la maison (la dissert de philo, la dissert de français, le croquis en géo).
L'essor de la culture du rapport a fait le reste (cf les TPE où le dossier l'a emporté sur toutes les autres formes).
Dans tous ces cas, l'essentiel, ce sont les consignes données par l'enseignant, en vue d'une recherche limitée, précise et rigoureuse. Une question vague posée à la cantonade incitera au copier-coller sans souci de chercher à comprendre.

Le problème central, c'est moins le jeu de piste que l'assimilation de ce qui est lu. Prendre appui sur les auteurs étudiés en classe, c'est l'attitude souhaitable. Un détail : dans un temps scolaire aussi restreint, ne faut-il pas donner plus d'importance aux auteurs majeurs qu'à C. de Vion ?

Le web a un énorme avantage : un lien permet de rediriger vers la source, et donc donner accès au texte intégral. L'équivalent de la note de bas de page.

Enfin, la notation chiffrée est une question soluble. Si c'est bien l'assimilation qui est évaluée , un entretien oral, un contrôle écrit surveillé, en temps limité sont une solution simple et efficace.

http://clioweb.free.fr/debats/plagiat.htm



24.03.2012, suite :
Le buzz continue.


- Comment il a pourri le web
sur le blog de Cyrille Borne, prof de maths au Lycée Agricole le Cep d'Or de Clermont L'Hérault, cité par L.B.
http://www.cyrille-borne.com/index.php?post/2012/03/23/

- dans les 260 réactions Néoprofs (22*12),
cette Petite mise au point de L. Bonod, prof de Lettres classiques au lycée Chaptal :
Message par Luigi_B le Mer 21 Mar 2012 - 18:20

« Je ne veux pas jeter la pierre à ceux qui, dans leur discipline, trouvent une utilité aux NTIC. Je suis bien certain qu'on peut faire un usage raisonné et pertinent des NTIC dans certaines disciplines. Je recommande moi-même certains sites validés à mes élèves et j'ai créé un site avec un forum à leur disposition pour préparer le bac de français. Je ne suis donc pas un affreux réactionnaire.
Mais je voulais tirer un signal d'alarme. Car pour ce qui est de ma disciplines, les lettres, après avoir pesé le pour (peu d'avantages) et le contre (d'immenses inconvénients), c'est avec lucidité que je me suis forgé ma propre conviction : il faut entrer dans le web le plus tard possible. A mon sens l'éducation au web n'est pas nécessaire : nous en sommes, nous les autodidactes du numérique qui appartenons aux générations précédentes, les meilleurs exemples.
Je tire profit du numérique parce que l'école m'a donné des capacités de raisonnement, une culture personnelle et par conséquent la distance critique nécessaire pour appréhender le web. Voilà ce qui peut vraiment servir à mon sens, d'éducation au web
».

http://www.neoprofs.org/t45429p300-comment-j-ai-pourri-le-web



..