26 septembre 2011

L'ordinateur en guise de prof ?

 

- 27 septembre 2011 : grève nationale dans l'Education
Suppressions de postes, gel des salaires, suppression de la formation professionnelle des enseignants et CPE, aggravation des inégalités scolaires ... c'est la version Education de la découpe des services publics. Avec une dettequi dépasse 1650 Mds d'euros, c'est le bilan d'un quinquennat prévu pour durer dix ans.
http://www.caen.snes.edu/spip.php?article680

http://sections.se-unsa.org/14/
http://sgenbn.free.fr/spip.php?article503

Le Monde Education consacre 3 articles à l'Ecole, à la veille de la grève :

. Touché, l'enseignement privé se mobilise aussi
. "Nous ne contestons pas l'effort à fournir " affirme le secrétaire général de l'enseignement catholique
. Des innovations (!) pour faire des économies sans réduire l'offre de formation

Pourquoi l'enseignement catholique est-il le seul concerné ? Parce que les coupes y seraient plus brutales ? Parce que ses responsables ont mieux su communiquer ? Le Monde n'est pas le seul dans cette démarche ; plusieurs médias font de même, comme si la grève ne concernait que le privé confessionnel. Une exception notable cependant : lundi midi, les caméras de TF1 étaient à Chilly-Mazarin et à Draveil, dans des écoles publiques !! (JT 26/09 13 h, 8e mn, après la pub).

- Les ordinateurs à la place des profs ?

ordi-prof


Dans le troisième article, Le Monde semble avoir choisi de participer à la chasse aux postes lancée par le MEN et ses DRH. Comment faire des économies sur le dos des élèves et de leurs enseignants ?

La journaliste met en avant 3 pistes utilisées dans des établissements catholiques :

- Calibrer les cours sur 45 mn, pour récupérer un maximum d'heures.
- Annualiser le temps de travail des profs.
- Remplacer le prof par des ordinateurs, notamment pour les options à petit effectif où Internet permet de faire cours à distance : il suffit d'un surveillant pour s'assurer que les élèves sont assis en classe.

Un détail : quel sens les titreurs du quotidien donnent-ils au mot "innovations" dans le domaine de l'éducation ??

Si la journaliste veut ouvrir sa boite à malices, d'autres suggestions peuvent être avancées :
- Naguère, Illich avait envisagé une société sans Ecole...
- Certaines Facs de médecine ont fermé les amphis et remplacé les cours par des dvd.
Et bien entendu une formule lue lors de manifs :
- « L'Ecole coûte trop cher ? »
- « Essayez l'ignorance pour tous !! »


L'Ecole n'a pas de chance avec les médias dominants : elle s'y réduit souvent à la mise en scène des annonces ministérielles successives, elle occupe parfois les pages Faits divers et sert de prétexte à la vente de caméras de vidéo-surveillance, elle est top souvent caricaturée et réduite à une pseudo-polémique qui opposerait républicains (conservateurs) et pédagogues.

Si la presse avait pour fonction de rendre compte du réel et non de détourner des vrais enjeux, elle aurait mieux à faire, à l'heure de l'internet et des ordis. Elle pourrait enquêter sur le terrain, donner la parole aux acteurs, s'interroger sur le rôle de l'Education dans une démocratie ...


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Révoltes et révolutions

 

revoltes

 

20-21 octobre 2011. Université de Caen, MRSH, Salle Multimedia - SH 148.

Ecrire, publier, transmettre la mémoire des révoltes et révolutions (XVe-XVIIe siècle)

Journées d’étude organisées par
Stéphane Haffemayer, maître de conférences en histoire moderne
et Alain Hugon, professeur d’histoire moderne. Axe Cultures et Politiques - CRHQ-UMR 6583 CNRS.


Jeudi 20 octobre 2011
16h : Présentation du programme de recherches (Alain Hugon, Université de Caen).
16h30 : Introduction (StéphAne Haffemeyer Université de Caen).


17h : Jelle Haemers (Université de Leuven) - Le livre de Jan De Rouc. Mémoire collective et révoltes urbaines aux Pays-Bas méridionaux (XVe-XVIe siècles).
18h : Morwenna Coquelin (Université de Bourgogne) - L’ « année terrible » d’Erfurt et sa mémoire (1509) : trouble, division et défaite au fondement d’une nouvelle identité urbaine ?

Discussion.
19h30 : repas.


Vendredi 21 octobre 2011

9h : Grégoire Salinero (Université de Paris I) - Chroniques et rébellion des Andes (1553-1568).
10h : Isabelle Gillet (Université de Toulouse) - Le récit du soulèvement des communautés du Périgord (1636-1637).
11h : François-Xavier Petit (Université de Paris I) - Écrire, publier, transmettre la mémoire des guerres civiles au XVIIe siècle.
12h : repas.

14h : Michèle Baineteau, (Université de Naples) - Les Napolitains de 1647-1648 : révolutionnaires sans le savoir ?
15h : Rachel Renault (Université de paris I) - Évolution créatrice ou éternel retour ? La mémoire de la « Guerre des Paysans Schönburg » (1663-1681) dans les conflits ultérieurs entre seigneurs et sujets : sélectivité, perpétuation, innovation.

Pause

16h : Héloïse Hermant (Université de Nice) - Les mises en récit de la révolte des Barretines (1688-1691) : construction politique, construction culturelle, construction mémorielle.
17h : Solange Rameix (Fdn Thiers/CNRS) - Mettre la Glorieuse Révolution en mots : entre guerre de conquête et révolution ?

Contacts : stephane.haffemayer@free.fr ; hugon.alain@wanadoo.fr

L'affiche des journées d'étude au format pdf : http://dl.free.fr/exzXKpITg

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