21 juillet 2011

Le peuple et la Révolution


Trois invités et trois regards sur la Révolution pour la 4e émission de la Fabrique de l'histoire consacrée au Peuple : 

. Michel Vovelle, La Révolution française : 1789-1799 - Armand Colin, 2011
Les sans-culottes marseillais : le mouvement sectionnaire du jacobinisme au fédéralisme, 1791-1793
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Vovelle

. Christine Peyrard, Les Jacobins de l'Ouest : sociabilité révolutionnaire et formes de politisation dans le Maine et la Basse-Normandie, 1789-1799 

. Bernard Peschot, La chouannerie en Anjou. De la Révolution à l'Empire. 1999


Vers la 42e  Michel Vovelle insiste sur la symbiose pluriséculaire profonde à l'intérieur de l'espace français entre le peuple et la République, le peuple et la Nation ; vers 1798, on assiste selon lui également à l'injonction aux peuples à hâter le cours trop lent de l'histoire, la Révolution sort de ses frontières et amorce ce qu'on appelera le printemps de peuples.

1795 : l'Insurrection du peuple pour obtenir du pain et reconquérir ses droits (extraits du manifeste).
Le second texte lu est disponible en ligne :
http://renoirclioblog.over-blog.com/article-20978076.html
http://www.vacarme.org/article1772.html


Une excellente Fabrique de l'histoire à écouter et archiver au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-21.07.2011-ITEMA_20298119-0.mp3

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Les nouvelles fractures du peuple - Montpellier - Rencontres de Pétrarque 2011

L'universel, le social, les identités ethniques (et religieuses ?)
vers la 48e, Jean Birnbaum fait une présentation synthétique du débat sur les nouvelles fractures.
Le social a-t-il été submergé par le racial, l'ouvrier syndiqué par le descendant d'esclave ou d'immigré ?

Jean-Loup Amselle fustige « les entrepreneurs d'ethnicité et de mémoires, porte-paroles autoproclamés de communautés imaginaires qui participent au recul des revendications sociales, à la fragmentation ethnique du peuple, pour le plus grand bénéfice des démagogues racistes ».

 

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Robespierre et Sparte


Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, sur le plan des idées politiques, Lacédémone devance largement Athènes et fait presque jeu égal avec Rome.
Pour Robespierre « Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses ». Il trouve à Sparte la vertu, l'égalité, la soumission à la loi, la dévotion à la patrie ou la régénération du citoyen grâce à l’éducation.
Saint-Just, l’ami fidèle, considère lui que « le monde est vide depuis les Romains ». La réaction thermidorienne et le développement de la pensée libérale enterre les lois de Lycurgue. « Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte, déjà Napoléon perçait sous Bonaparte » écrit plus tard Victor Hugo.

A la fin du XIXe, Sparte revient dans le champ de la pensée politique, du fait de l'extrême droite, en Allemagne et en France.

La note 7 mentionne les travaux sur la référence de la Révolution à l'Antiquité, grecque ou romaine.

Maxime Rosso, Les références à Sparte dans les discours et la politique de Robespierre de 1789 à Thermidor, AHRF juillet-sept 2007. http://ahrf.revues.org/11210 

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Annales historiques de la Révolution française
- Les numéros plus récents sont en accès restreint et payant.
http://ahrf.revues.org/

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robespierre

source :  Wikimedia Commons
Anonyme, Maximilien Robespierre, vers 1790, Musée Carnavalet
 

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