Les médias sociaux et les réseaux sociaux ont la cote à l'université.

L'Institut historique allemand vient de leur consacrer une journée (Dans la Toile des médias sociaux).
Bahrein l'a fait les 6 et 7 avril 2011, l'université Paris 5 - René Descartes les 7 et 8 avril.
Pour l'instant, dans ces deux cas, seuls les programmes sont en ligne.
http://calenda.revues.org/nouvelle17747.html
http://www.univ-paris5.fr/fre/MULTIMEDIA/JNUM11/Programme-7-et-8-avril-2011

Par contre, Canal-C2 a filmé et diffuse en ligne
Universités et réseaux sociaux, une journée de l'ESEN qui a eu lieu le 19 mai.


Dans sa synthèse conclusive, Christelle Vaufray (Thot-Cursus) est très directe. Elle rappelle que l'obsession de la fermeture est totalement contreproductive.
http://www.canalc2.tv/video.asp?idVideo=10586&voir=oui

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2 extraits
dans son intervention (avec diaporama) :

Vers la 31e mn : Pourquoi y a-t-il si peu de ressources  en accès libre sur le sites des universités en France ?
Bien moins qu'en Espagne. Même qu'en Suisse ! Il ne s'agit pas de diffuser immédiatement les derniers résultats des recherches, mais de témoigner de la vie de l'université par sa production intellectuelle en ligne. Si l'université ne met pas cela en avant, que va-t-elle vanter ? son campus ? son restau U ?
Iriez-vous acheter vos vêtements dans un magasin qui les cacherait derrière un rideau de fer, et qui refuserait de vous les laisser essayer ?
Par contraste, CW développe ensuite l'exemple du MIT qui a mis en ligne énormémement de cours, et qui a compris que la vraie valeur d'une université était ailleurs, et sait utiliser sa réputation pour attirer les meilleurs étudiants (prêts à payer).

Vers la 37e mn :
Le web, c'est un espace où on peut publier tôt et mettre à jour souvent ... On peut y revenir, on peut améliorer un fichier par touches successives. Nul besoin de viser d'emblée la perfection pour commencer, mais au contraire faire des essais, et savoir effacer et arrêter en cas de besoin. La logique du web est opposée à celle des revues à comité éditorial où une erreur ne se rattrape que par un erratum dans un numéro suivant.
[ La mention page en travaux servait beaucoup sur le web voilà quelques années. Elle a hélas disparu.
Autre illustration : Wikipédia (où les articles peuvent être modifiés et améliorés) a surpassé rapidement Nupédia (qui ne devait diffuser que des articles clos et certifiés par des universitaires) ].

Christelle Vaufray, à lire sur un blog et un site web :
http://blog.educpros.fr/christine-vaufrey/
http://cursus.edu/fiche-usager/33818/christine-vaufrey/

Nous reviendrons sur les autres conférences.


Quelques observations :

3 questions à ne pas poser :
- L'Education est-elle en train de devenir une marchandise comme les autres ?
En éducation, la machine peut-elle remplacer les hommes ? Le web peut-il dispenser de constuire des amphis et des salles de TD, d'accueillir des étudiants et de salarier des profs ?
- Pourquoi la contradiction entre les éloges sans limite du participitatif et les discours si hostiles au web et à un projet participatif comme Wikipedia ? 


Les enjeux sont souvent les mêmes que ceux du web 1.0 :

- L'ouverture ou le repli ? L'appui sur Google, Facebook, Youtube, les outils utilisés par les étudiants ou la création d'applications fermées, en accès réservé, restreint aux seuls étudiants inscrits ?

- La tendance à l'uniformisation ou le triomphe de la fragmentation ?

Logique de l'offre ou logique de la demande ? L'institution ou les étudiants ? 
Ces colloques illustrent la forte pression des services de com' des universités, avec une lecture institutionnelle, hiérarchique et descendante. un détail : les étudiants sont absents de ces séminaires et colloques (exceptés les doctorants technophiles)...

- Loisirs ou travail. Les services de com' mettent l'accent sur la sociabilité et les loisirs des étudiants et sur leur réceptivité à la publicité institutionnelle (aux "bons coûts"...). Ne faudrait-il pas s'intéresser davantage au travail, à leur formation intellectuelle et à la pédagogie (l'e-pédagogie ?)

- Facebook, dérivé de la sociabilité de façade  des riches universités de la côte Est des USA, est dans toutes les têtes. Un intervenant a constaté que dans la page Facebook de son université, les liens vers l'extérieur, ceux qui ne produisent aucune publicité ciblée, seraient plus rapidement périmés que les liens internes au réseau social américain. 

esen-cd

source : Canal-C2

- Sur la forme,
dans une formation aux usages des réseaux sociaux destinée aux responsables,
l'amphi s'appellle ...Charlemagne (sic) !
Il ne semblait pas comporter de réseau actif !
Le caméraman ne sait toujours pas que favoriser : l'orateur assis à l'écran ? le diaporama (parfois très figé) ? Dans un cas, la tâche du technicien est encore plus compliquée : un intervenant se déplace de l'ordi à l'écran...

Le cours magistral est vilipendé, mais c'est lui qui domine dans ce genre de séminaire..
Le ton utilisé par ceux qui disposent du pouvoir et de l'argent manque parfois de dynamisme.
Face au zapping, certains auraient des soucis ...


Pour prolonger :
une lecture partielle sur un blog officiel :
http://cnamsdtice.wordpress.com/2011/05/22/universites-et-reseaux-sociaux/

E-pédagogie à l'université ?
http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/detail-d-une-ressource/?idRessource=1222&cHash=08019f2262

JP Pinte, U catho de Lille
Les réseaux sociaux et l’apprentissage de la recherche d’information stratégique par des étudiants du supérieur
http://www.fffod.org/media/20100114-jppinte.pdf
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dremeau-web2-2007

Panorama du web 2.0 pour la formation et l'éducation, Isabelle Dremeau, 2007
Dans un fichier en pdf, Isabelle Dremeau liste des outils 2.0 :
cartes d'apprentissage, cartes heuristiques, tuteurs et cours en ligne, universite 2.0,
second life et education, serious game, mobile learning, services et outils 2.0

http://e-learningbretagne.blogspirit.com/archive/2007/12/13/panorama-du-web-2-0-pour-la-formation.html

A suivre, JP Pinte, U catho de Lille


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