11 mars 2011

L'Etat démantelé


« Ah, l’Auvergne, la fourme d’Ambert, les montagnes, le petit train découverte...
C’est beau.

C’est beau sauf que la maternité ferme.
Que l’école va fermer.
Qu’il n’y a plus de train pour les usagers.
Une lente agonie...
Pourquoi ? 
Parce qu’il est gros, parce qu’il est gras, parce qu’il est malade. 
Qui ?
L’Etat ! 
Il faut le faire maigrir, le muscler, qu’il ait les plus jolis mollets pour la compétition internationale ».

Là-bas si j'y suis, à télécharger en ogg ou en mp3
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2125

L’Etat démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse, sous la direction de Laurent Bonelli & Willy Pelletier (La Découverte & Le Monde diplomatique - septembre 2010)

« ... si les réformes néolibérales de l’État s’effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de La Poste, restrictions des budgets de l’hôpital public ou de l’Éducation nationale), elles sont le plus souvent invisibles, et ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par tel décret, telle directive, telle circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d’audit privés… La plupart, et parmi les plus structurelles, passent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences…
Au terme de ce voyage dans la « réforme de l’État » et ses effets, c’est l’avenir des services publics, de nos services publics, qui est en jeu. C’est-à-dire celui d’un modèle de société ».
http://www.editionsladecouverte.fr/


dans le sommaire, à lire en ligne :

Les " mille " démantèlements de l'État - Compressions du périmètre de l'État - Caporalisations de l'action publique - 
La fin d'un modèle ? - Défendre la civilisation

I / Promoteurs et promotions de l'État modeste
II / Le nouveau management public
III / Réorganisations de l'État
IV / Paupérisation de l'État et privatisation : des usagers aux clients

dont 
19. Les privatisations de France Telecom, entretien avec Willy Pelletier
13. L'Éducation nationale dans la tourmente des réformes politiques, par Axel Trani
Quelles appréciations du système éducatif français ? - Dégraisser le mammouth - Revoir les contenus - Réformer la carte scolaire.
14. L'" efficacité " de l'École comme enjeu politique et pédagogique, par Sandrine Garcia
Le culte de l'efficacité : un trompe-l'œil - L'externalisation de la lutte contre l'échec scolaire et la médicalisation des troubles d'apprentissage - Des critiques ambiguës de l'action gouvernementale


En décembre 2009, Le Monde diplomatique avait publié « Comment vendre à la découpe le service public ».
http://clioweb.canalblog.com/tag/vendrealadecoupe

demantele
 
L’Etat démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse
sous la direction de Laurent Bonelli & Willy Pelletier
La Découverte & Le Monde diplomatique - septembre 2010
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'historien et le numérique


SHMC. Le métier d'historien à l'ère numérique
Table ronde de la Société d'Histoire Moderne & Contemporaine
Samedi 12 mars 2011, 9h-13h30 - ENS, salle Dussane, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris


Le métier d'historien à l'ère numérique : nouvelles pratiques, nouvelle épistémologie ?



En quoi les outils numériques changent-ils notre manière de travailler ? Il ne s'agit pas ici de revenir sur les rapports entre informatique et histoire, mais bien plutôt de s'interroger sur la manière dont cet outil nouveau qu'est l'ordinateur-portable-relié-à-internet a révolutionné le métier d'historien, depuis moins de vingt ans. Bien souvent, le discours épistémologique sur l'histoire travaille à partir des notions d'objectivité et de critique historique, et s'interroge sur les rapports entre l'histoire et les autres sciences sociales ou humaines, les temporalités de l'histoire, ses acteurs, etc.

Or ce discours ne dit rien d'une vaste palette de pratiques qui se sont immiscées dans le quotidien de la recherche en histoire comme dans les autres sciences humaines et sociales. Alors même que les équipements informatiques, les programmes publics ou privés de numérisation, ou l'utilisation des moteurs de recherche internet dans les salles de cours, s'imposent comme les grands enjeux de la réflexion publique sur l'enseignement et le recherche de demain, l'épistémologie historique discute fort peu de ce que des technologies informatiques, aussi universellement répandues qu'inégalement riches et performantes, ont fait aux manières les plus concrètes de travailler, de collecter l'information, de se l'approprier, de la communiquer ou la transmettre, mais aussi de construire et de représenter les résultats de la recherche. Elles ont aussi redéfini les catégories mêmes et les lieux qui structuraient le travail de l'historien(ne), tels que l'archive, la salle de cours, la revue, ou la bibliothèque.

Ces nouvelles pratiques nécessitent-elles de repenser les fondements épistémologiques la discipline historique? En quoi ces nouveaux instruments modifient-ils les formes de l'écriture de l'histoire et les conditions de production de la vérité scientifique?


* Jean-Luc Pinol (ENS Lyon) : Construire une infrastructure des services numériques pour les SHS

* Emilien Ruiz (EHESS) : Les transformations du métier d’historien à l’ère du numérique : retour d’expériences

* Pierre Mounier (CLEO/Revues.org) : Les carnets de recherche en ligne, espace d'une conversation scientifique décentrée

* Yann Potin (Archives nationales) : Institutions et pratiques d'archives face à l'ère de la numérisation : expériences et malentendus

* Bruno Latour (Sciences Po) : Comment le numérique repose quelques questions classiques de l'historiographie

* Eric Brian (EHESS) : Incidences du numérique sur la division du travail historique

source : http://calenda.revues.org/nouvelle19032.html

 

 

 

 

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Coloniser l'histoire des autres

- Découverte du monde, accélération de l’histoire - François Hartog - Libération 10/03/2011 

" ...à la fin du XVIIIe siècle, les temps changent, à tous les sens du mot, et d’abord le temps lui-même : il devient acteur, il marche, il accélère, de plus en plus.
... les sauvages, devenus primitifs, en sortent ou, plutôt, n’y sont pas encore entrés ou sont restés loin en arrière".

 

Formes du temps et consciences historiques, Philippe Descola - Libération 10/03/2011

" Gardons-nous, après avoir colonisé les corps, les territoires et les imaginaires, de coloniser l’histoire des autres ".

 

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