21 février 2011

Online Encyclopedia of Mass Violence

massviolence

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Jacques Sémelin traite de La logique monstrueuse du massacre de masse, Le Débat n° 162, nov-déc 2010, dans un dossier sur La terreur au XXe siècle. Les 3 dernières pages présentent le site internet http://www.massviolence.org/
copie temporaire : http://clioweb.free.fr/revues/1temp/semelin130.jpg [L'article en intégral est vendu 5 euros, ce qui mettrait la revue entière à  90 euros, au lieu des 17,50 euros en kiosque. C'est sans doute ce qu'on appelle une exploitation intéressée du numérique pour faire le commerce des idées. :-):-) ]
Lire plutôt en ligne Notre projet (pdf) ou Our Scientific approach
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- L’Online Encyclopedia of Mass Violence a pour objectif de développer un site web international de référence pour « analyser en profondeur les conflits contemporains, et qui sait, les prévenir ». Sa réalisation a commencé en 2003 dans le cadre de Sciences-Po (CERI)

- L'Encyclopédie est diffusée principalement en anglais.
« ... nous avons réussi, en tant qu'équipe francophone, à nous projeter sur la scène internationale ».

- « Projet à vocation universelle, l'encyclopédie entend assurer un service public... rémunérer les auteurs, progresser vers le multilinguisme suppose des moyens... c'est pourquoi nous sommes à la recherche de partenariats institutionnels et de donations privées...».

- L'Encyclopédie traite de sujets très sensibles.
Pour éviter les polémiques stériles, ses auteurs ont mis en place un double cadrage :
- des recommandations préalables (écriture accessible, érudition, approche distanciée) ;
- un contrôle rigoureux des articles et une validation par un comité scientifique avant publication.
Selon JS, les critères utilisés se veulent irréprochables.

- L'Encyclopédie est dédiée à la fois à l'histoire et à la mémoire. « L'écriture de l'histoire vise à calmer les morts qui hantent encore le présent, et à leur offrir des tombeaux scripturaires » Michel de Certeau.

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- Pourquoi avoir fait le choix d’internet pour une telle encyclopédie ?

« Cette technologie permet bien plus de souplesse d'emploi que la fabrication d'une encyclopédie « classique » dans le format du livre-papier. Ainsi est-il plus facile d'actualiser l'évolution des connaissances, de faire de nouvelles mises à jour, etc., sans engager des frais importants d'impression. En outre, la consultation d'une encyclopédie sur Internet correspond bien davantage aux réflexes des jeunes générations. De plus, l'accessibilité à la toile, à travers le monde, tend à s'étendre même si des Etats imposent des restrictions. Cette technologie permet en fait une diffusion de la connaissance plus large que l'édition, toujours nécessaire, mais néanmoins plus restreinte du livre. Son intérêt réside encore dans sa possible interactivité, dans la mesure où elle peut susciter des contributions (en provenance des pays concernés), susceptibles d'être mises en ligne pourvu que celles-ci répondent aux critères scientifiques de l'Encyclopédie. Afin d'utiliser au maximum toutes ces potentialités, il est important que le site soit consultable gratuitement, n'ayant de toute façon pas une vocation commerciale. Projet à vocation universel, cette encyclopédie doit être considérée comme un service public universel. Un tel projet reste évidemment complémentaire de toute encyclopédie papier traditionnelle » .

« Chaque cas sera analysé en fonction d’un questionnement commun à partir duquel seront constituées les rubriques propres à cette encyclopédie. En voici la liste indicative :
a. Le contexte (guerre civile, guerre coloniale, guerre mondiale)
b. Les responsables et les exécutants du massacre
c. Les victimes
d. Les témoins
e. Les mémoires
f. Interprétations et qualifications des faits
g. Suites judiciaires éventuelles
h. Commissions « Vérité et Réconciliation »
i. Lieux de mémoire (sites ou musées).
j. Bibliographie »

« En outre, l’Encyclopédie Electronique des Violences de Masse comportera trois autres entrées :
- Etats de la question qui permettront de mettre en lumière l’évolution des connaissances
sur un fait historique majeur, les controverses historiographiques qu’il suscite.
- Glossaire des termes les plus utilisés dans ce champ d'étude ;
- Contributions théoriques qui expriment les courants de recherche les plus représentatifs sur des thèmes spécifiques (définitions du génocide, processus « vérité et réconciliation », mémoires etc.) »

Parmi les études de cas, trois exemples :
http://www.massviolence.org/All-Contributions?id_rubrique=7

- La rafle du Vélodrome d’hiver, 16-17 juillet 1942
par Michel Laffitte (nov 2009)

- Oradour, 10 juin 1944 : un massacre nazi en France occupée
par Jean-Jacques Fouché (février 2010)

- La dernière dictature militaire argentine (1976-1983) : La conception du terrorisme d’État
par Maria Soledad Catoggio (mars 2010)

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Sur Jacques Sémelin : la résistance au quotidien, lire L'Histoire n° 323 - 09/2007
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Dans Le Monde diplomatique :

J Sémelin, De la Bosnie au Rwanda, Washington face aux génocides, juin 2003
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/SEMELIN/10275

J Sémelin, Penser l'impensable, " Massacres " et " génocides ", avril 2004
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/04/SEMELIN/11120

Christian de Brie, Qu'y a-t-il de commun entre Tamerlan, Oradour et le Prince Noir ? dec 2008
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/12/DE_BRIE/16602

Posté par clioweb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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