La SNCF dans la 2 GM, entre Résistance et Collaboration
Le bien commun,  22/01/2011 au format mp3 :

invité : Mathias Emmerich, ancien directeur du Fret à la SNCF

entendu :
. Une conclusion sur la nécessité de la culture historique des hauts dirigeants. Leur inculture historique ne leur permet pas de répondre aux questionnements nouveaux et dessert l'entreprise.
. La nécessité d'un travail d'histoire et de mémoire (pas de devoir) au sein de l'entreprise.
. Une distinction utile entre le comportement des hommes et l'entreprise comme structure...

Vers la 19e minute - génocide : dans un processus bureaucratique et tayloriste d'extermination, chacun des maillons a sa part de responsabilité. Les Allemands derrière les mitrailleuses sont évidemment davantage responsables que les cheminots qui tirent les trains mais l'un dans l'autre, il n'y a pas de génocide possible si un des maillons ne joue pas son rôle. Malheureusement la SNCF a joué son rôle.
Et aujourd'hui, elle n'a pas fait en son sein le travail de mémoire nécessaire pour sortir du discours unanimiste à vocation interne (sous l'influence du PCF et de la CGT en 1945). L'invité se place du point de vue de culture d'entreprise mondialisée, ce qui lui permet de régler qq comptes avec la CGT (et une lecture nationale).

Il insiste lourdement sur le "mythe" de la structure SNCF comme résistante (avec le danger fréquent d'un raccourci excessif dans l'expression « mythe de la Résistance ». Une dérive très fréquente dans les médias où au lieu de parler des excès de l'héroïsation jusque vers 1970, on parle à tort de mythe résistantialiste (avec un t ou avec un c).
Collaborationnisme, appliqué à la sncf, est sans doute aussi un mot mal choisi.