07 janvier 2011

Globalement positif...

C'est le bilan avancé dans la conclusion d'une étude officielle menée en novembre 2010 sur l'accueil des nouveaux professeurs. Des enseignants concernés préfèrent parler de « stagiaire impossible ».
A lire sur le site Sauvons l’Université, une « Etude relative au dispositif d'accueil, d'accompagnement et de formation des enseignants stagiaires pour le second degré » ( réponses de 28 académies, à partir de la page 10 ) - DGRH B1-2  (source : LdC). Avec carte en pourcentages et aplats de couleur.

« Au 1er octobre 2010, on dénombre 8 604 enseignants stagiaires et conseillers principaux d’éducation stagiaires dans le second degré »

« En moyenne, on compte entre 1,5 à 2 stagiaires par établissement, mais parfois jusqu’à 5 stagiaires par établissement (lycées importants) ; Une petite minorité de stagiaires (394 stagiaires soit 4,5 % des stagiaires) sont affectés sur plusieurs établissements (2 à 3 maximum) ».

« La désignation des tuteurs ne s’est pas réalisée sans difficulté. En effet, les inspecteurs, très impliqués dans ce travail, se sont souvent trouvés confrontés à une forte opposition syndicale et à celle de certains chefs d’établissements et/ou de l’équipe pédagogique. Ainsi, l’académie de Nantes indique qu’une lettre de désignation a été adressée à 35 tuteurs réfractaires sur les 395 sollicités, 4 d’entre eux, à la date de l’enquête avaient maintenu leur refus ».

« A la date de l’enquête, 139 stagiaires n’avaient pas encore de tuteurs dans 12 académies ».

« Il ressort que ceux-ci commencent à connaître, en octobre, un état de fatigue. Il leur semble difficile de concilier, dans l’urgence, l’organisation de leurs classes (préparation des cours, gestion de la classe) et leur formation. Les stagiaires estiment manquer de méthodes et du recul nécessaire pour effectuer leur travail et l’apprentissage de leur futur métier ».

« Début novembre, on dénombre 65 démissions contre 48 l’année dernière durant la même période ». « …une enquête réalisée début octobre sur ce point spécifique avait montré que pour leur grande majorité, les démissions sont intervenues avant la rentrée scolaire et pour des raisons qui ne sont pas liées avec la difficulté du métier ».
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« Il ressort des remontées de l’enquête menée auprès des 30 académies et des 100 inspections académiques que la mise en œuvre du nouveau dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des stagiaires, tel qu’il a été préconisé par la circulaire du 25 février 2010, a demandé un très gros investissement de la part des services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale ».

«  Le bilan du dispositif de prise en charge des professeurs des écoles stagiaires de la session 2010 est globalement positif (sic). Cela résulte d’une part, de la situation particulière de l’enseignement scolaire du premier degré qui bénéficie cette année d’enseignants en surnuméraire et, d’autre part, d’un réseau de proximité important et qualifié : IEN de circonscription, conseillers pédagogiques de circonscription, professeurs des écoles - maîtres formateurs (PEMF) exerçant en école et déchargés une journée par semaine, maîtres d’accueil temporaires impliqués dans le suivi et la formation ».

«  L’accueil, l’accompagnement et la formation des enseignants stagiaires du second degré s’est mis en place plus difficilement que dans le 1er degré du fait de résistances très fortes, alors même que les académies ont beaucoup travaillé pour bâtir des procédures en phase avec leurs spécificités propres. L’appropriation du nouveau dispositif par l’ensemble des acteurs est en cours, sur le terrain ; il conviendra de réaliser un bilan au terme d’une année scolaire complète afin de mesurer de façon plus exhaustive tous les effets de la réforme du recrutement des enseignants, notamment en termes de gestion des ressources humaines ».

Posté par clioweb à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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