13 décembre 2010

Les Peintres de l'Estuaire

A Condé sur Noireau (14), jusqu'au 6 mars 2011, l'espace musée Charles Léandre présente une exposition Les Peintres de l'Estuaire (de la Seine) de 1800 à nos jours. Elle a été mise en place par Jacques Mahier, un collectionneur avec l'aide des musées normands.

« Plus de 50 artistes sur 4 générations seront réunis, avec les signatures prestigieuses d'Isabey, Huet, Daubigny, Mozin, Jongkind, Dubourg, Gernez, Saint-Delis, Dufy, Friesz ou encore Hambourg et Herbo ».
« Les lieux de peinture fréquentés par les artistes : Honfleur, Le Havre, les quais de Trouville, les planches de Deauville, la ferme Saint-Siméon, les champs de courses... »

Sur le web, le site consacré à Eugène Boudin (1824-1898) est le plus riche : http://www.eugeneboudin.org
Afficher 96 reproductions par page, et dans la recherche taper par exemple : Trouville, Honfleur, Le Havre, laundresses, sea, sailing... Un tableau : Le-Havre,-Stormy-Skies-over-the-Estuary

Trouville
Le site eugeneboudin.org : La Plage de TrouvilleLaveuses sur les berges du port de Trouville

LAVEUS2 
consulter aussi Wikimedia Commons : Laveuses au bord de la Touques (1884) Musée Langmatt

En noir et blanc sur le site de Nathanaelle Neffe
L'école de Honfleur, le cercle artistique de Saint-Siméon,
L'histoire et la représentation de la villégiature en Normandie (Honfleur, bains de mer)

La Côte Fleurie - Deauville - Villerville - Villers-sur-Mer - Trouville
Les peintres Boudin Caillebotte Daubigny Degas Bonnard Cals Courbet Dufy
2 dossiers en pdf avec des reproductions de tableaux.

mozin_gue

Charles Mozin Le passage à gué au soleil couchant à l'entrée de la Touques à Trouville 1829

Arsène Durand et Pierre Josserand : Essai sur Trouville avec des notices biblio-iconographiques.- Trouville ca 1939 (dont le peintre Charles Mozin). http://www.bmlisieux.com/normandie/durand01.htm

.
Quelques artistes exposés :
Charles Mozin (1806-1862), villa Montebello, Trouville
http://www.galerieamalthee.com/peintre-charles-mozin.html
http://antiquairemarine.blogspot.com/2007/03/charles-louis-mozin_27.html

Johan Barthold Jongkind (1819-1891)
Les Bateaux à Honfleur, circa 1866
http://www.artnet.com/ag/
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0541/m506004_84ee372_p.jpg

Maurice Courant (1847-1924), Quai de Trouville - Musée Malraux Le Havre
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0368/m072004_0000078-1_p.jpg

Jean Dries (1905-1973)
http://www.jeandries.fr/

Pour d'autres, dont
Paul Huet (1803-1869) d'après ses notes, sa correspondance, ses contemporains
Adolphe-Félix Cals (1810-1880)
Charles Daubigny (1817-1878)
Louis-Alexandre Dubourg (1821-1891)
Charles Pecrus (1826-1907)
Frank-Myers Boggs (1855-1926)
Georges Binet (1865-1948)
Fernard Fortuné Truffaut (1866-1955)
Ernest-Othon Friesz (1879-1949)
Paul-Elie Gernez  (1888-1948)
Edmond Ernest Kosmowski (1900-1985)
Fernand Herbo(1905-1995)
André Hambourg (1909-1999),
Exploiter la recherche images de Google.

BOUDIN_CN

Eugène Boudin, Voiliers sur la berge, Trouville, huile sur carton
carton de l'expo Les Peintres de l'Estuaire -

La présentation comporte des reproductions de
Mozin Le passage à gué au soleil couchant à l'entrée de la Touques à Trouville 1829
Gernez Les barques à Honfleur
Jongkind, Paysage de bord de mer

 

 

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12 décembre 2010

France 5 : Wikileaks en questions

Le 10 décembre, C à dire (France 5) recevait Benjamin Bayart (FDN) pour parler de Wikileaks.

Pour écouter les réponses de B Bayart, aller sur le site de l'émission http://www.france5.fr/c-a-dire/
ou au format wmv : http://tinyurl.com/cadire-bayart2010
(Selon lui, ce qui est nouveau, c’est que Wikileaks
se fasse attaquer par des méthodes si violentes. Le site diffuse des choses qui déplaisent, mais à ce jour, il n'y a aucune plainte déposée devant un juge, même aux USA)

Voici une transcription des questions posées par le présentateur :

- « Tous les jours, on apprend des petits secrets. Benjamin Bayart, est-ce que c'est une bonne chose que ces secrets d'Etat, ces petites notes se retrouvent ainsi sur la place publique ? »

- « Cette transparence... les USA disent qu'en France il y a 10 sites à protéger contre d’éventuelles attaques terroristes (Sanofi Pasteur à Lyon, cables à Lannion)... Est-ce que ce n'est pas très dangereux ? »

- « Oui, mais il y a eu un coup de projecteur, une publicité  »

- BB, écoutez Mme Alliot-Marie, elle est très remontée :
« Ce qui s'est passé est  irresponsable, c'est une atteinte à la souveraineté des Etats, à la confidentialité nécessaire d'un certain nombre d'échanges et donc cela fragilise à la fois les relations internationales et qui plus est, cela peut mettre en danger un certain nombre de personnes » dit la ministre.

- « BB,est-ce que vous comprenez que les Etats soient furieux... ? »
- « …C'est vrai qu'il y a un peu d'embarras ...»

- « Pourquoi est-ce que tous ces secrets d'Etat sortent aujourd'hui ? Est-ce dû à internet, à la numérisation ? du temps des espions soviétiques, il fallait photographier les documents un par un et les faire sortir... »

- « Franchement, si on veut que quelque chose reste secret, autant revenir au crayon et au pigeon voyageur ? »

- « Autrefois, qui essayait de percer les secrets ? Les espions soviétiques ? »

- « Aujourd'hui, on a des profils bien particuliers de ces petits génies de l'informatique qui arrivent à percer des secrets, par exemple ce Julien Assange… »

Thibault Thomas, présenté comme expert des réseaux sociaux : « JA, c’est quelqu’un qui pense que toute barrière à la communication est un désavantage… il s'attaque à des démocraties, il déstabilise les USA »

- « N’est-ce pas des gens illuminés ? »

- « Avec cette numérisation, nous sommes à la merci d'événements forts, rapides. Quand Eric Cantona dit en début de semaine : « il faut retirer son argent dans les guichets »,  on a eu peur, on se dit qu'internet cela donne un pouvoir aux internautes qui sont presque grisés par le fait qu'ils sentent qu'ils sont capables de faire tomber le système »

- « Pour revenir sur internet, quand je suis chez moi, derrière mon écran, est-ce qu'il n'y a pas un sentiment d'impunité ? Je m'explique :  jamais je n'irai voler un cd dans un magasin, en revanche, voler, pirater une chanson sur internet cela ne me pose aucun problème. Est-ce que lorsque je suis avec ma souris, je ne suis pas un hors la loi sans aucun problème ? »

- «  Internet pour le meilleur et le pire, en tous les cas, ce n’est pas un champ hors la loi, il y a une Police... »

Pour entendre un autre regard, écouter Place de la Toile (05/12/2010)

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Base élèves pour les Nuls

BASE_ELE

« Il semble que nous soyons parvenus aujourd’hui à avoir une idée assez précise des grandes lignes du système qui se met en place au sein du ministère de l’Éducation nationale pour assurer la gestion et le suivi des élèves, en commençant par l’enseignement primaire.
Reste à faire connaître ces informations, et notamment aux premiers intéressés, les parents et les enseignants ».

A lire sur le site de la LDH de Toulon :

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4212

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4184

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11 décembre 2010

Une victoire de Napoléon ? Waterloo...

- « Citez une victoire de Napoléon ?
- Waterloo... ! ! »

La source de cette anecdote, ce n'est ni le dernier défenseur de Louis XIV et de l'histoire bataille, ni une des nombreuses campagnes menée par une officine d'extrême droite contre un enseignement jugé trop marxiste.

Mais Alain Decaux que le magazine Historia a sollicité pour « Sauver l'Histoire » (à nouveau ...)
(La citation date de 1980. C'est une réponse de « collégiens de la banlieue Nord » à G Durand).
A l'époque, l'enjeu, c'était l'affrontement entre les tenants d'une histoire classique et les adeptes des activités d'éveil à l'école primaire. Lire Enseigner l'Histoire. Analyse historique d'un malaise, un article de Maurice Crubellier - revue Histoire de l'Education, N°26, mai 1985. http://www.inrp.fr/publications/
[pas simple d'arriver à cette mention courte ! De plus le texte en pdf ne comporte ni date ni mention de la source...]

Aujourd'hui, l'enjeu pour Historia ce n'est pas le rétablissement de l'HG en Term S (option marketing), mais plutôt la survie d'un roman national étriqué (le magazine qui a le même proprio que Le Point (et L'histoire) publie un dossier sur « Etre Français »... :-):-)
A côté de Decaux, plusieurs « « spécialistes reconnus » » ( sic et resic ) de l'écriture de l'histoire et de l'histoire scolaire interviennent : Gonzague Saint-Bris, Stéphane Bern, Jean-Christian Petitfils,  (B Stora est aussi dans cette galère et JJ Aillagon y vante   sa décision de construire Pierrefitte).
.
JC Petitfils, l'homme de «« L'évasion »» de Louis XVI (France 2) n'y va pas de main morte :
« L’enseignement de l’Histoire est pavé de bonnes intentions. Dans le tournis vibrionnaire des réformes pédagogiques et programmatiques qui se sont multipliées ces dernières années…ce qui ressort avant tout, ce sont les bons sentiments. Ils émanent de quelques têtes pensantes de l’EN, qui qq soit le ministre, finissent de groupe de travail en commission ou en conseil supérieur par imposer leurs vues ... »
« Revenons à l'enseignement de l'Histoire tel qu'il est conçu par les officines pédagogiques du ministère ... comment ne pas voir [que derrière les bonnes intentions et les bons sentiments affichés] il n'est que le reflet navrant des renoncements... qui façonnent si mal notre société : perte du sentiment d'appartenance  à une communauté de destin, ébranlement de la cohésion sociale, déclin des valeurs de la République... »
« L'espoir réside peut-être entre les lignes ... des directives officielles. Il est d'excellents professeurs, dévoués, attachés à faire revivre, à expliquer, à donner le goût de comprendre, quitte à approfondir plus tard »... La solution... pour JCP :  quelques vieux Dumas et une « bonne revue »...

Le CVUH a réagi à la campagne de D Casili (Louis XIV ou bien l’histoire de l’Afrique). Antoine Perraud complète la charge dans Médiapart. http://cvuh.free.fr/spip.php?article252 - http://www.mediapart.fr/article/offert/

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Les discours de déploration sont à la mode, toujours confortés par des anecdotes personnelles.
2 remarques entendues récemment :
. « A l'entrée en 6e, 1/3 (sic) des élèves ne sont pas au niveau » dit une prof qui enseigne en collège
. « Les étudiants en histoire [donc les lycéens d’hier], ce n'est pas le souci de la chronologie qui les écrase...» poursuit un universitaire de renom ...
Passons sur cette nouvelle illustration de la cascade du mépris entre les cycles scolaires. On peut aussi  négliger les habituels micro-trottoirs dans les médias paresseux : les réponses qui ne tiennent pas en 15 secondes ou qui ne cadrent pas avec la « vérité » mise en scène par le présentateur passent à la poubelle.

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Il reste au moins quatre enjeux :

- « Ces lycéens britanniques qui ne savent rien de la Shoah », titre dans Rue 89 un jeune journaliste, ancien assistant de langue. http://www.rue89.com/blog-belfast/2010/12/04/
S'ils ne savent rien, ce n'est pas la faute des profs,   mais celle de la mise en option et d'une spécialisation hâtive. Pour l'histoire, en France, Fontanet avait tenté le coup sous Pompidou...

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- La chronologie ? Lire le commentaire de Mathieu Ferradou sur le Mur de la Page Facebook de La Fabrique, le 1er décembre : « Nos dirigeants savent-ils que les élèves du collège sont chargés d'apprendre des "dates repères" sur lesquelles ils sont interrogés au brevet en fin de 3e ? ». La tendance habituelle consiste à enjoliver le passé. 1515, hier, tout le monde connaissait ! Connaissait quoi ? Le numéro de téléphone ? Les détails de l'histoire militaire ?
«... Dans les souvenirs, il y a toujours de la neige à Noël ... il n'y en avait peut-être pas... mais ça n'a pas d'importance : on s'imagine qu'il y en avait. Et donc il y en avait » ironise Alain Rémond dans Marianne, 11/12/2010
Pourquoi aussi cette tentation permanente de généraliser à partir de cas caricaturaux ? Beaucoup d'élèves peuvent avoir des problèmes avec la chronologie, surtout si l'apprentissage donne plus de place à la mécanique qu'au sens de ce qui est à maîtriser. Mais beaucoup ont une maîtrise sans doute meilleure que celle de leurs parents.

.
Le troisième, c'est la division du travail politicien. Les anciens d'Occident n'ont pas brillé ces dernières années sur le théâtre politique hexagonal. Certains ont même été remerciés lors du dernier remaniement. Mais en parfaits déclinistes, ils savent activement lancer des SOS et mener campagne médiatique. Tant pis si l'opinion accepte d'être trompée.
La tactique (utile à qui veut noyer son chien ...) a remarquablement marché pour le démantèlement des IUFM et la suppression de la formation professionnelle initiale (au nom d'un hypothétique « compagnonnage » maquillant une gestion inhumaine à courte vue et des économies de bouts de chandelle sur un secteur essentiel).

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- Le dernier danger ?
Ce n'est pas la mort de la chronologie.
Ce serait plutôt le choc des conceptions opposées et irréconciliables de l'histoire, et donc la difficulté à enseigner et apprendre la pluralité des lectures au sein d'une démocratie.
Le danger, pour les jeunes esprits, c'est l'addition délirante des exigences de tous les lobbies (cf l'épisode récent de l'histoire de la libération de la Corse à mentionner obligatoirement dans tous les manuels !!). Le résultat, ce sont des programmes totalement démesurés pour un enfant de CM, ou, au lycée, des manuels qui dépassent couramment les 300 pages (ceux de Géo pour la Terminale ES et L font 340 pages chez Magnard et 350 pages chez Belin )...
Pitié pour les élèves (et leurs profs...)

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Agrégation : Leçon d'histoire

Lu sur la liste du CVUH :

Pour le jury de l’agrégation externe d’histoire
Michel Cassan
Professeur à l’Université de Poitiers
Président du jury

NOTE D’INFORMATION CONCERNANT LA LEÇON D’HISTOIRE GÉNÉRALE
Déroulement de l’épreuve

1. La préparation
La durée de la préparation est de 6 heures.
Au début de son temps de préparation, le candidat tire au sort le sujet commun aux deux exercices de l’épreuve : une leçon et une présentation d’un document.

Pour préparer les deux exercices de l’épreuve, le candidat dispose des ressources en accès direct de la bibliothèque du concours et des ouvrages référencés dans la base SUDOC.
Il a droit à cinq ouvrages ou articles en sus des livres et revues en accès direct dans la bibliothèque.

2. L’épreuve
*La leçon d’histoire générale est la première séquence de l’épreuve. 
Elle correspond à l’exercice demandé lors des sessions passées, y compris en 2010.
Elle dure 45 minutes : 25 minutes pour la leçon, suivies de 20 minutes maximum pour l’entretien avec la commission.
Elle est notée sur 15 points.

**La seconde séquence de l’épreuve est nouvelle.
Elle dure 15 minutes : 5 minutes de présentation d’un document 
suivies d’un entretien de 10 minutes maximum avec la même commission.
Elle est notée sur 5 points.

Le document (textuel, iconographique, archéologique, statistique, cartographique,…) est en relation avec le sujet de la leçon. Il est choisi par le candidat. Il n’est pas utilisé dans la leçon.
Le candidat exploite le document en s’interrogeant sur la façon dont sa compétence professionnelle orientera son activité de professeur dans l’étude de documents historiques en classes de lycées.

NB. Lors de la présentation du document et durant l’entretien avec le candidat, la commission évaluera :
-les motifs du choix du document ;
-les différentes dimensions du document ;
-les divers usages possibles du document.

Un intervalle de cinq minutes environ sépare la leçon de la présentation du document.

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10 décembre 2010

L'histoire à vau-l'eau ?

- Des programmes d'histoire à vau-l'eau - Antoine Perraud, Mediapart
http://www.mediapart.fr/article/offert/de2074714ed5fe882c6258d2d7ff1e06

La première partie du billet porte sur de vrais enjeux :
« Les grenouilles nationalistes, qui demandent un roi et un empereur bien français à chaque page de manuel, ont faussé le débat. En ces temps de panne de transmission et de désordres mémoriels, au lieu de décréter en haut lieu que l'histoire de France, à l'instar de la tolérance selon Claudel, il y a une Maison pour ça, on pourrait envisager de fixer les connaissances indispensables, en un apprentissage scolaire enfin adéquat. La palabre porterait non plus sur les mythes arrachés au parent qui s'émeut, mais sur l'éducation à dispenser à l'enfance en évolution ».

.
La seconde se trompe de cible : La Révolution française est toujours au programme en seconde, la dissertation n’existe plus depuis 15 ans, remplacée par une « composition », et demain « une réponse organisée et pertinente… comportant une introduction, plusieurs paragraphes et une conclusion » !
Il y aurait beaucoup à dire sur plusieurs choix d'un programme de première qui s'est assis sur les résultats de la consultation des enseignants, notamment sur le concept de guerre envisagé, sur l’absence de l'histoire de la France après 1962… Sans parler de la disparition de la mondialisation pour les élèves de S qui arrêteront en fin de première.

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Les futures épreuves de bac sont en cours d'élaboration ( à appliquer en 2012 pour la future première S, après disparition de l'histoire pour tous en Term S). 2 sources syndicales ont mis en ligne le projet du MEN : http://tinyurl.com/264m7gz
Le projet du MEN et les commentaires du SNES : http://www.snes.edu/Projet-d-epreuves-anticipees-pour.html
La revue Historiens & Géographes n'a publié que les propositions du conseil de gestion de l'APHG (n° 412, p 17) : http://aphgcaen.free.fr/aphgn/bacS-CG.jpg
Le texte officiel semble circuler... mais sur Eduscol, la référence, c'est tjs le BO du 12/02/2004. Il est vrai que les profs ont pris l'habitude de travailler sans filet et en flux tendus...

.
d'après ces projets, le dossier documentaire disparaîtrait. Depuis 30 ans, il a connu au moins 3 formules, plébiscitées par les lycéens (toujours au détriment de la composition) mais fortement critiquées par les correcteurs : en cause, le choix du sujet et le libellé des questions, la sélection des documents (reproductibles en noir et blanc) et la dérive fréquente vers le copier-coller légal. L'étude de cas est une référence en géo 2de depuis le programme Charvet. Rares sont les épreuves qui l'exploitent un jour d'examen.

Tout ceci est à comparer avec ce qui se passe chez nos voisins, (chez qui les critiques des épreuves ne manquent pas en juin). En philo
http://www.philagora.net/etude-de-texte/index.php
http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=35

et en SES
(QSTP - Question de synthèse étayée par un travail préparatoire)
un exemple, sur le thème de la Mondialisation : " Après avoir montré que la mondialisation peut réduire les différences entre les cultures, vous nuancerez cette affirmation ".
http://www.ses.ac-versailles.fr/sujets/menu.html
L'autre épreuve, la "dissertation" comporte aussi des documents :
"La mondialisation menace-t-elle la différenciation culturelle ?"

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Une loi LRU 2 en catimini ?

- Une loi LRU II votée en catimini.

Diplômes, chercheurs, bâtiments, tout est à vendre ! Communiqué de SLU (6 décembre 2010)

« la manœuvre du gouvernement consiste à brouiller la lisibilité de sa politique en fractionnant le dispositif législatif et réglementaire. Au-delà d’un apparent bric-à-brac et d’une relative improvisation, il espère ainsi limiter la compréhension de la réforme et, par conséquent, la mobilisation potentielle des acteurs concernés ».
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article4266

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09 décembre 2010

Le salon noir : L'archéo médiévale

Arrêt sur Le Salon noir, l'excellente émission de Vincent Charpentier, le mercredi après-midi, juste après Planète Terre.

- Archéologie d’un temps sombre et barbare : le Moyen-Age ?
Le 17 novembre, l'invité était Vincent Carpentier (INRA).
Il a publié Le Moyen Age à petits pas (Actes Sud junior)
et l’Estuaire de la Dives au temps de Guillaume le Conquérant (Ouest-France) -
Lire sa bibliographie sur le site du CRAHAM

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Son plaidoyer pour l'archéologie, la discipline, suggère tout l'intérêt qu'aurait l'histoire scolaire à lui donner bien davantage que l'actuel strapontin. Dommage, une pratique qui permet d'approcher l'histoire matérielle, qui apprend à poser des questions (les bonnes), qui incite à formuler des hypothèses et à imaginer des interprétations jamais définitives, dans une formation intellectuelle, cela vaudrait bien certaines exégèses convenues de textes patrimoniaux tronqués.
(rappel : le rôle pionnier de Michel de Bouärd)

A l'écouter, on comprend que les historiens (et les archéologues) livrent parfois des combats perdus d'avance. Les ""invasions barbares"" ? V Carpentier préfère parler de migrations (dans la durée). Pourtant, nous savons que les erreurs ont la vie dure, et que les professionnels de la xénophobie savent s'en servir, avec ou sans lapsus...

.
- Le 8 décembre 2010, à propos du site de Mormont, en Suisse, (100 av notre ère ?) Patrice Méniel montrait toute la prudence nécessairedans les interprétations des résultats d'une fouille..
http://www.artehis.eu/spip.php?article397
. l'émission au format mp3

- L'émission du 01/12/2010 - On a retrouvé Pistillus, célèbre potier romain à Autun
avec Laurent Vexelaire, archéologue de l’Inrap et Stéphane Alix , archéologue de l’Inrap
l'émission au format mp3 - http://media.radiofrance-podcast.net/

Parmi les émissions annoncées :
15.12.2010 : L’or des incas
22.12.2010 : Des cannibales dans le Salon noir ?
29.12.2010 : La grotte de Cussac (Dordogne)

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- Un détail technique ensuite : Les informaticiens ont mis beaucoup de bazar dans le site web de France-Culture. Cependant quelques pistes commencent à devenir exploitables. Ainsi, en général, sur FC, seule la dernière émission est podcastable (sauf pour les émissions quotidiennes, comme la Fabrique). http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10267.xml

En passant par cette page de Netvibes, http://www.netvibes.com/clioweb#F-Cul-mp3
on peut remonter dans le temps (20 jours pour La Fabrique) pour accéder aux adresses des fichiers en mp3. Passer la souris sur le 1er rectangle à droite, cliquer droite pour copier l'adresse du lien. La dernière partie donne l'adresse en mp3
Pour le 17/11/2010, cela donne
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10233-17.11.2010-ITEMA_20253297-0.mp3
ou http://tinyurl.com/sn-carpentier-ma

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- Une autre piste audio précieuse : Le site web de l'INRAP a archivé près de 200 émissions de Vincent Charpentier. Il est possible de faire une recherche par sujet, par période et par région.

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Lire et voir aussi :

burnouf_2ma

Joelle Burnouf, Archéologie médiévale en France.
Le « second Moyen Âge » (XIIe-XVIe siècle) - La découverte 2008

chapelot

Trente ans d'archéologie médiévale en France
textes réunis par Jean Chapelot (02/2010)

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Rafales et mirages

Sarkozy, le VRP qui vantait du vent - Libération 08/12/2010
http://www.liberation.fr/economie/

« NS a pour habitude d’additionner les torchons et les serviettes. C’est-à-dire les exportations (ventes d’Airbus) et les investissements des groupes français à l’étranger (comme le projet d’usine de Michelin en Inde). Or, ces derniers ne rapportent rien à l’économie française. A la décharge du Président, tous ses homologues, d’Angela Merkel à Barack Obama, se démènent eux aussi pour leurs entreprises ».

« Malgré une légère amélioration en 2009, le déficit commercial (43 milliards) reste neuf fois plus élevé qu’il y a cinq ans ! Et cela ne s’arrange pas, le solde s’est dégradé de 8,7% au premier semestre. Les grands contrats (moins de 10 % des exportations) n’y ont rien changé. Pas plus que la communication très offensive de l’Elysée ».

Libération développe quatre exemples récents :
Brésil :  En septembre 2009, toute la presse française (y compris Libération) embrayait dès le lendemain, affirmant que Sarkozy avait réussi à vendre, pour environ 4 milliards d’euros, 36 Rafale à son nouvel allié brésilien… »
Or, hier, Lula a déclaré que cette décision appartenait désormais à sa successeure, Dilma Rousseff.

«L’Inde est une école de patience». « La plus grosse annonce, sur la construction de deux réacteurs EPR par Areva pour environ 7 milliards d’euros, n’a fait l’objet que d’un accord-cadre ».

Chine : « ... L’Elysée avait annoncé 102 avions vendus pour près de 10 milliards. Sauf que 66 appareils seulement étaient des nouvelles commandes, a dû préciser Airbus dans un communiqué…NS a réalisé un beau tour de passe-passe en vendant deux fois les mêmes avions ! »

Libye - « ... L’Elysée a carrément fait la promotion de contrats imaginaires. Dans l’armement, un «mémorandum sur la coopération en matière d’armement» listait notamment la vente de 14 Rafale et 35 hélicoptères Eurocopter. Mais aucune commande ferme. Et rien depuis n’est venu se concrétiser ».

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Passage à l'acte

Anatomie d’un passage à l’acte
point de vue de Patrick Declerck, Membre de la Société psychanalytique de Paris et écrivain
http://www.liberation.fr/politiques/

« ... Crescendo en quatre étapes de la pulsion non maîtrisée : de «prenons l’absurde exemple de votre supposée pédophilie» à «vous êtes tous des pédophiles», en passant par «le pauvre n’est (même) pas pédophile» et «pédophile tout de même, hein le pédophile ?» Du parallèle rhétorique initial, on passe à l’injure individuelle et, enfin, à l’injure collective. Confronté à un danger possible, le fonctionnement psychique du Président rapidement se désorganise ».

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