16 novembre 2010

Rome - 1510 - Anne de Bretagne

- Sur France-Culture, les podcasts ont connu qq problèmes la semaine dernière. Tout semble rentré dans l'ordre ce mardi soir.

- Flux rss : leur gestion semble très aléatoire. Pour la Fabrique, ce sont les titres de septembre qui s'affichent aujourd'hui. Pour A plus d'un titre Alain Supiot est déjà là (lundi).
http://www.netvibes.com/clioweb#F-Culture2

- adresses en mp3 :
en dehors des logiciels spécialisés,
utiliser les fichiers xml (et afficher le code source)
http://clioweb.free.fr/presse/radio.htm#itunes
ou dans cette page Netvibes,
aller sur la flèche vers le bas,
clic droit, copier l'adresse, garder la dernière partie.
http://www.netvibes.com/clioweb#F-Culture

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- Lundis - Rome au Moyen-Age

maire_v

Jacques Le Goff recevait André Vauchez et Jean-Claude Maire-Vigueur pour L’autre Rome
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10193-15.11.2010-ITEMA_20252912-0.mp3

Une vie pour l'histoire. La Découverte vient de rééditer des entretiens de Jacques Le Goff avec Marc Heurgon

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- Fabrique - Le monde connu vers 1510.
Les cartes existantes, les imaginaires, culture savante et culture populaire...
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-15.11.2010-ITEMA_20252926-0.mp3
Pour voir les cartes, acheter La mesure d'un continent, Atlas historique de l'Amérique du Nord 1492-1814
(de 59 à 250 $).
Ou simplement consulter l'expo de la BNF sur l'Histoire de la cartographie
http://expositions.bnf.fr/cartes/index.htm

D'autres sites web dans Cartes et Histoire
http://clioweb.free.fr/carto/cartohis.htm

 

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Le tour du monde de Magellan, B Agnese, Atlas nautique 1543, BNF

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- Fabrique 16/11/2010 : Anne de Bretagne
une souveraine qui a peu à voir avec les clichés bretonnants.

2 moyens utilisés pour espérer un héritier viable :
Multiplier les grossesses (2*4) et les fausses couches,
Prier...
Pour mourir à 36 ans ...
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-16.11.2010-ITEMA_20253122-0.mp3

En 2007, l'exposition Anne de Bretagne, une histoire, un mythe a eu lieu au château de Nantes

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Anne de Bretagne, l'article de Wikipedia

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Le tombeau de Louis XII et Anne de Bretagne (Basilique de Saint Denis) d'après Cliophotos cliophoto.clionautes.org/
Voir aussi  Wikimedia Commons
http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article371
http://www.altesses.eu/max.php?image=824b550089


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source : bmarcore

 

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Conseils de guerre en 14-18

- Emmanuel Saint-Fuscien (EHESS) était l'invité d'Antoine Garapon dans le dernier Bien Commun
Il a soutenu une thèse sur Obéissance et autorité militaires en France de 1890 à 1918 dirigée par SAR

En 1914, la justice militaire dépend d'une loi très répressive datant de 1857. Elle est fortement réformée en avril 1916.

Il existe 2 structures
. Les conseils de guerre aux armées, avec instruction, un commissaire, un rapporteur, 5 juges - 140 000 décisions de justice (soit au moins 300 000 plaintes, à rapprocher du nombre des officiers, environ 195 000 au cours du conflit)
. Dès le début de la guerre, l'Etat-major met en place des conseils de guerre spéciaux, parfois désignés comme cour martiale, 3 juges, sans instruction préalable, sans recours de grâce obligatoire - ils ont concerné moins de 800 cas

2 exemples :
6e - Marcel Hubert va voir sa femme enceinte, en désobéissant aux ordres. Il est condamné à 3 mois avec sursis

10e - Louis Marie, couvreur d'Isigny est condamné à plusieurs reprises (20 ans la dernière fois)
Il bénéficie d'une amnistie en 1922.

Les mutilations volontaires ont été illustrées par le Long dimanche de fiancailles. Habituellement, le refus avait lieu à l'arrière, pas au front. Statistiquement, elles sont très rares : pour une division (environ 15 000 hommes), entre sept 14 et mars 19, ESF a repéré 16 cas sur 1329 décisions de justice (dont 5 acquittements).

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- Un tableau à confronter avec la justice mise en scène (à l'américaine, avec Kirk Douglas en officier et avocat de la défense)
dans Les Sentiers de la Gloire
Voir dans cet extrait en anglais avec sous-titres
( 9e mn : « this is a general court martial... don't take up the court's time with technicalities ».

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La rumeur sur la censure sévit encore dans la version française de Wikipedia. Si vous avez le temps et l'envie de corriger...
« Contrary to a persistent urban legend, the film was not banned in France; however, the French government placed enormous pressure on United Artists, the European distributor for the film, through diplomatic channels, to refrain from releasing the film. As a result, the film was not submitted to French censors, and was not shown in France until 1975, when moral codes had changed »  http://en.wikipedia.org/wiki/Paths_of_Glory

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- Réhabilitations.
En reprenant mes notes de l'intervention d'André Bach, Réhabiliter les fusillés, lors de la journée sur La Grande Guerre aujourd'hui.14-18 dans le monde social, Sorbonne, 8 novembre 2008 :

André Bach a évoqué la Loi du 9 Mars 1932 qui a modifié la composition de la Cour Spéciale de Justice Militaire
Cela a conduit à la réhabilitation de 17 cas sur 27 examinés, dont celle de Théophile Maupas et les trois autres caporaux de Souain dont le dossier était déjà bouclé (par Blanche Maupas, avec l'aide de la Ligue des droits de l'homme).
http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/souain.htm

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- Shot at dawn, Côté britannique voir les liens de la page Wikipedia
et le compte rendu de l'ouvrage de Will Ellsworth-Jones,
We Will Not Fight : The Untold Story of World War One's Conscientious Objectors
dans The Guardian en 2008 - http://www.guardian.co.uk/books/2008/may/17/history
et la revue de presse sur la liste H-Francais 18/05/2008

1944 : Déclaration de Philadelphie

Déclaration de Philadelphie concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du Travail. http://www.journaldumauss.net/spip.php?article667

La Conférence générale de l’Organisation internationale du travail, réunie à Philadelphie en sa vingt-sixième session, adopte, ce dixième jour de mai 1944, la présente Déclaration des buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail, ainsi que des principes dont devrait s’inspirer la politique de ses membres.

I. La Conférence affirme à nouveau les principes fondamentaux sur lesquels est fondée l’Organisation, à savoir notamment :
a) le travail n’est pas une marchandise ;
b) la liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès soutenu ;
c) la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous ;
d) la lutte contre le besoin doit être menée avec une inlassable énergie au sein de chaque nation et par un effort international continu et concerté dans lequel les représentants des travailleurs et des employeurs, coopérant sur un pied d’égalité avec ceux des gouvernements, participent à de libres discussions et à des décisions de caractère démocratique en vue de promouvoir le bien commun.

II. Convaincue que l’expérience a pleinement démontré le bien-fondé de la déclaration contenue dans la Constitution de l’Organisation internationale du travail, et d’après laquelle une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale, la Conférence affirme que :
a) tous les êtres humains, quelles que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales ;
b) la réalisation des conditions permettant d’aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale ;
c) tous les programmes d’action et mesures prises sur le plan national et international, notamment dans le domaine économique et financier, doivent être appréciés de ce point de vue et acceptés seulement dans la mesure où ils apparaissent de nature à favoriser, et non à entraver, l’accomplissement de cet objectif fondamental ;
d) il incombe à l’Organisation internationale du travail d’examiner et de considérer à la lumière de cet objectif fondamental, dans le domaine international, tous les programmes d’action et mesures d’ordre économique et financier ;
e) en s’acquittant des tâches qui lui sont confiées, l’Organisation internationale du travail, après avoir tenu compte de tous les facteurs économiques et financiers pertinents, a qualité pour inclure dans ses décisions et recommandations toutes dispositions qu’elle juge appropriées.

III. La Conférence reconnaît l’obligation solennelle pour l’Organisation internationale du travail de seconder la mise en œuvre, parmi les différentes nations du monde, de programmes propres à réaliser :
a) la plénitude de l’emploi et l’élévation des niveaux de vie ;
b) l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun ;
c) pour atteindre ce but, la mise en œuvre, moyennant garanties adéquates pour tous les intéressés, de possibilités de formation et de moyens propres à faciliter les transferts de travailleurs, y compris les migrations de main-d’œuvre et de colons ;
d) la possibilité pour tous d’une participation équitable aux fruits du progrès en matière de salaires et de gains, de durée du travail et autres conditions de travail, et un salaire minimum vital pour tous ceux qui ont un emploi et ont besoin d’une telle protection ;
e) la reconnaissance effective du droit de négociation collective et la coopération des employeurs et de la main-d’œuvre pour l’amélioration continue de l’organisation de la production, ainsi que la collaboration des travailleurs et des employeurs à l’élaboration et à l’application de la politique sociale et économique ;
f) l’extension des mesures de sécurité sociale en vue d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d’une telle protection, ainsi que des soins médicaux complets ;
g) une protection adéquate de la vie et de la santé des travailleurs dans toutes les occupations ;
h) la protection de l’enfance et de la maternité ;
i) un niveau adéquat d’alimentation, de logement et de moyens de récréation et de culture ;
j) la garantie de chances égales dans le domaine éducatif et professionnel.

IV. Convaincue qu’une utilisation plus complète et plus large des ressources productives du monde, nécessaire à l’accomplissement des objectifs énumérés dans la présente Déclaration, peut être assurée par une action efficace sur le plan international et national, et notamment par des mesures tendant à promouvoir l’expansion de la production et de la consommation, à éviter des fluctuations économiques graves, à réaliser l’avancement économique et social des régions dont la mise en valeur est peu avancée, à assurer une plus grande stabilité des prix mondiaux des matières premières et denrées, et à promouvoir un commerce international de volume élevé et constant, la Conférence promet l’entière collaboration de l’Organisation internationale du travail avec tous les organismes internationaux auxquels pourra être confiée une part de responsabilité dans cette grande tâche, ainsi que dans l’amélioration de la santé, de l’éducation et du bien-être de tous les peuples.

V. La Conférence affirme que les principes énoncés dans la présente Déclaration sont pleinement applicables à tous les peuples du monde, et que, si, dans les modalités de leur application, il doit être dûment tenu compte du degré de développement social et économique de chaque peuple, leur application progressive aux peuples qui sont encore dépendants, aussi bien qu’à ceux qui ont atteint le stade où ils se gouvernent eux-mêmes, intéresse l’ensemble du monde civilisé.

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Version en anglais (pdf) :
http://clioweb.free.fr/debats/philad1944-en.pdf

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