23 octobre 2010

Stagiaire impossible

Appel national de l'AG des stagiaires d'île-de-France -
lu sur le blog du collectif Stagiaire impossible

« Réunis en assemblée générale ce Mercredi 20 Octobre 2010, les stagiaires du premier et du second degré des académies de Versailles, Paris, Créteil, réaffirment leur opposition à la réforme de la formation des enseignants.

Ils revendiquent :
- L’abrogation de la réforme de la formation
- Pas plus d’un tiers de temps de service devant les classes
- Un accompagnement pédagogique concret
- Des conditions claires de titularisation, harmonisées au niveau national
Ils dénoncent les pressions exercées par la hiérarchie à l’encontre des stagiaires.

Sur la base de ces revendications, ils appellent les stagiaires de toutes les académies à se réunir, et à discuter d’une amplification de la mobilisation. L’AG appelle à une manifestation nationale devant le ministère le 17 Novembre.
L’assemblée générale appelle également tous les collègues à soutenir ce mouvement ».

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- Profs débutants et stagiaires impossibles ? Véronique Soulé, Libération

« Les beaux discours des ministres de l’Education et de l’Enseignement supérieur n’y peuvent rien. La réforme de la formation des enseignants (la suppression de la formation professionnelle en alternance) a été décidée d’abord et avant tout pour économiser 16 000 postes. Conçue à la hâte, elle est mal ficelée et décourageante pour les nouveaux profs.
Le Snes, majoritaire dans le secondaire, a encore dénoncé mercredi « le désastre » tandis que le Sgen-CFDT organisait des « carrefours d’accueil » pour les débutants. Pour beaucoup désormais, si ce n’est pas aujourd’hui, il faudra y revenir après 2012 »

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Retraites

- La France en grève, vue par un journal américain :

marseille_16102010

Combien de manifestants selon la police ? 200 ?

moiatonage

A ton âge je travaillais déjà
Moi, à ton âge, je travaillerai encore
http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html

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- « Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment »
A l'heure du conflit social autour de la réforme des retraites, la philosophe Cynthia Fleury estime qu'il est urgent de réunir les différents acteurs publics pour orchestrer le compromis démocratique

« Comme l'explique très bien Pierre Rosanvallon, à la suite de Montesquieu, il y a une asymétrie de la souveraineté : une souveraineté positive, qui renvoie au Parlement et au gouvernement, et une souveraineté que certains disent négative, c'est-à-dire la rue, qui gouverne par son pouvoir de veto, son pouvoir de sanction.
Les démocraties adultes s'organisent différemment, surtout avec l'irruption des nouvelles technologies et la part croissante de la démocratie participative ».

« Mon travail consiste à réfléchir aux nouveaux outils de la régulation démocratique, à ces fabrications collectives de l'exemplarité. Que vise-t-on ? Pas " le pouvoir au peuple ", cher aux populistes, pas la tyrannie de la majorité, chère aux conservateurs, non, nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d'Etat ».

« Gouverner, ce n'est pas pratiquer l'autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n'ont rien à voir avec l'art de gouverner. Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment ... »

«  ...Le renouveau du thatchérisme, posture politique ringarde, ridicule, vieille déjà, serait l'intelligence moderne de la démocratie ?? Je tombe des nues. C'est l'antithèse de la modernité démocratique ... ».
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/23/

 

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