15 juin 2010

Vitesse et précipitation

Lycée : pourquoi les nouveaux programmes sont contestés
Bérangère Lepetit, Le Parisien 15.06.2010

La réforme qui entrera en vigueur à la rentrée pour les élèves de seconde, suscite un mouvement de fronde. En cause : le contenu de certains enseignements.

« C’est une réforme qui va changer dès la rentrée prochaine la vie des 500 000 lycéens de seconde. Annoncée fin 2009 par Nicolas Sarkozy, bouclée en quelques mois, la réforme du lycée suscite une protestation de plus en plus vive. Et cette fois, ce ne sont plus seulement le manque de moyens et les suppressions de postes qui polarisent les critiques, mais surtout, le contenu des programmes ».

« Du côté des enseignants, l’APSES (Association des professeurs de sciences économiques et sociales) mène la fronde. Après avoir démissionné du comité d’élaboration des nouveaux programmes de 1re , ils appellent actuellement les enseignants à voter un contre-projet sur leur site Internet http://www.apses.org . Hier, sur les 1 352 votants… 97,6 % s’étaient exprimés en faveur du contre-projet alors que la consultation du gouvernement sur les programmes de 1re s’achève demain.
« Ça bouge sérieusement dans le Landerneau de l’éducation, mais le gouvernement va sans doute passer en force », redoute Marjorie Galy, la présidente de l’APSES ».

« Malgré leurs divergences sur le contenu des changements à venir, syndicats d’enseignants, organisations lycéennes et associations de parents d’élèves regrettent en chœur une réforme menée avec une grande « précipitation ». « Il aurait fallu au moins deux ans pour la mener à bien », estime-t-on à l’UNSA, syndicat enseignant qui a pourtant voté en faveur de la réforme ».
« Même Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première association de parents d’élèves plutôt favorable à une réforme qui met en place un meilleur accompagnement des élèves en classe de seconde, déplore « un programme trop encyclopédique » et « un manque de réflexion sur le temps scolaire ».
Autre bogue annoncé : les manuels ne seront pas tous prêts à temps. Alors que les éditeurs ont mis les bouchées doubles, la grogne gagne les conseils régionaux, qui, disent-ils, n’auront pas les moyens de financer les ouvrages ».

En histoire, il a fallu élaborer les programmes en 3 semaines, sans bilan de ce qui existait ; la consultation des profs a eu lieu en février (!) ; les manuels ont été conçus, rédigés, imprimés et diffusés en moins de 5 semaines. Chez Toyota, on appellerait sans doute cela des flux tendus absolus... Mais une pratique industrielle est-elle transposable en éducation ?

- Ces examinateurs qui ont fait reculer le ministère - Libération Toulouse 10/06/2010

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Retraites : l'autre solution

- Retraite : le président hésite à repousser l'âge légal à 63 ans - Le Monde Politique
[Pourquoi 63 ans ? Parce que c'est la barrière voulue par le Medef. Si les patrons avaient exigé 77 ans, qu'aurait fait le chef de l'exécutif ?]

- Retraites chapeaux : rien n'a véritablement changé - Le Monde Politique
Malgré la crise et les promesses en matière de gouvernance, la pratique des pensions hors normes perdure.

-  Réforme des retraites : travailler après 60 ans LM Economie 15/06/2010
Les journalistes économie du quotidien citent les 166 000 qui travaillent au delà de 65 ans, dont 52 000 après 70 ans.
Les solutions évoquées dans cet article ? Le travail partiel ... ou la création d'entreprise après 50 ans !!!

Réforme des retraites : l'autre solution - Un simple point de vue repoussé en page 19...
Plusieurs responsables dénoncent les "contre-vérités" du projet gouvernemental, par exemple sur la démographie.

« Deux conclusions s'imposent donc. Primo, la crise financière surdétermine la frénésie avec laquelle tous les gouvernements du monde s'acharnent à imposer des plans d'austérité dont les salariés et les retraités font aujourd'hui les frais, tandis que les tenants de la finance se refont une santé sur le compte des budgets publics ou grâce aux garanties accordées par les Etats.
Secundo, la volonté de faire travailler toujours davantage manifeste… l'obstination à promouvoir une société engagée dans un cycle productiviste sans fin ».

Parmi les solutions évoquées par ces responsables, « un million d'emplois en plus, c'est déjà 5 milliards d'euros de recettes supplémentaires » ; « une simple application du taux de cotisation patronale aux dividendes distribués comblerait immédiatement tout le déficit actuel de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse ».

Hors sujet : « Qu'attendre, dans une salle de presse, d'un sélectionneur qui vient de perdre son premier match ? Pas grand-chose si ce n'est le genre de banalités dont le football moderne sait accoucher : « On a perdu parce que l'adversaire a gagné » » Le Monde sport

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