billet d'André Gunthert le 12 mars 2010 (cité par un prof de SES)
http://culturevisuelle.org/icones/452

extraits :
« Face à une forêt d’écrans dressés, le professeur est incapable de deviner si l’étudiant se livre à la prise de notes ou à une occupation ludique, et la multiplication des ordinateurs protège les auditeurs les moins attentifs… »
«  … des étudiants que je croyais attentifs étaient en réalité occupés à tout autre chose... Ce serait plutôt comme lire une bande dessinée ou regarder un film – aucun prof n’aurait toléré autrefois une attitude aussi désinvolte pendant un cours ».

« … je me suis aussi retrouvé dans la situation de bénéficier d’une connexion en position d’auditeur. Et je dois avouer que dans le cas d’exposés languissants, la consultation des mails ou de mon compte Facebook a été un dérivatif bienvenu… »

« …il me paraît impossible d’éviter que quelqu’un qui n’a pas d’intérêt pour le cours et qui n’est là que par obligation (ce qui est plus souvent le cas en premier cycle) ne profite de la disponibilité de l’outil numérique pour s’évader. Je pense aussi que, quels que soient nos efforts pédagogiques, il y aura toujours une différence entre un cours et un jeu vidéo – et qu’il n’est pas souhaitable qu’un cours ressemble à un jeu vidéo. Pourtant, le wifi donne à chaque instant à nos auditeurs la possibilité de choisir entre la participation au cours et l’évasion vers le jeu, d’une manière totalement indétectable. Cette situation me paraît bel et bien nouvelle, et c’est pourquoi je pense qu’un relevé d’expérience comme celui que je fournis devrait susciter une réflexion plus approfondie ».