1989-2009. Vingt ans de recherches sur l’édition et dans l’édition.
http://www.imec-archives.com/  (activités, agenda)
http://www.imec-archives.com/activites_prgm/imec_20091030_381.pdf
(Du papier au numérique, le texte de Françoise Benhamou est page 24)

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qq échos de la seconde journée du colloque de l’IMEC

Ce matin, l'économiste Françoise Benhamou a souligné la part d’incertitude quant au futur numérique de l'édition comme marché :  quels supports vont accompagner (ou supplanter) le livre imprimé ? quelles recettes qui feront le succès de l’économie numérique ?
Selon elle, l’usage simultané de l’imprimé et du numérique risque de durer. Il a plusieurs avantages : il permet de tester de nouvelles techniques, de voir comment les clients (les lecteurs) réagissent.

Elle a aussi souligné le contraste entre la dramatisation médiatique des débats autour de la numérisation et une réalité de l'édition numérique encore très modeste (aujourd’hui, le marché des livres vendus à distance, ce serait 5 % du total. Pas de chiffre pour les livres numériques.) Mais les investisseurs sont affolés par ce qui vient de se passer ces dernières années sur le marché du disque.

Parmi les questions évoquées :
- comment faire évoluer le droit d’auteur ? (70 ans après la mort, à l’ère de l’internet, n’est-ce pas un non-sens ?…)
- qui seront les nouveaux entrants dans le secteur de l'édition ?
- qui seront les gagnants et les perdants de la mutation amorcée ?
- comment déterminer le juste prix d’un ouvrage numérique ?
- convertir les manuels scolaires au numérique, est-ce un moyen de voir grand et de faire changer les habitudes de lecture ?

Lors du débat, l’enquête récente sur les pratiques culturelles a été critiquée : il n'y avait rien sur les usages de la presse en ligne. Pour JY Mollier, nous ne savons pas poser les bonnes questions. Il conteste également la vision de ceux qui annoncent à grands cris la mort des bibliothèques.

Gisèle Sapiro n’avait pas oublié sa clé usb. :-):-) Elle a traité du rôle de la traduction (base Translationum de l'Unesco), de la circulation marchande des livres, des centres (USA, Europe) vers les périphéries (le continent africain est souvent absent dans ses cartes des droits acquis ou cédés). Le sociologue Hervé Serry s’est intéressé à l’évolution des professions dans l’édition.
Gisèle Sapiro : page EHESS - publications

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La table ronde de l’après-midi a vanté la solution d'archivage proposée par l’IMEC : le dépôt (payant) des archives par des éditeurs qui gardent la maîtrise de celles-ci, la volonté de valoriser ces fonds grâce aux travaux des chercheurs en histoire de l'édition.

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Le futur de l'archivage des données électroniques a été longuement débattu. Comment archiver les outils de travail du moment (courrier électronique, comptabilité, étapes de l’élaboration d’un ouvrage) ? Avec quels standards ? Quels outils ? Pour quels coûts ? La taille des éditeurs, la diversité des solutions informatiques, la culture des informaticiens, le souci récent de tout verrouiller ne facilitent pas la tâche. Le pessimisme semblait donc de mis

à suivre samedi, avec l'intervention de JY Mollier (20 ans de recherches, bibliographie).

11/11/2009 :Comment les livres passent-ils les frontières ?
colloque à Paris de la société européenne des auteurs.
message de Nicole sur la liste H-Français

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