2 sources convergentes pour illustrer les discours caricaturaux
des commis-voyageurs de l'anti-web :

- " il me semble qu'internet est l'instrument privilégié du n'importe quoi" dit Finkielkraut en ligne dans une interview express lors du Forum Libération 2009
"Ce qui me gêne, c'est la manière dont internet est appréhendé par le public, cette façon de naviguer, de se promener, de déambuler..."

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- Google (et Wikipedia) c'est merveilleusement utile mais c'est souvent du n'importe quoi"
AG Slama dans Les Matins (18/09/2009)

1 h 23 : Il met en exergue la panne de Google France le 31 janvier 2009 : La technique infaillible peut faillir, l'entreprise Google peut s'engloutir comme Lehmann Brothers l'a fait en 2008. Slama souhaite une alternative européenne à Google, seul moyen de conserver la maîtrise de notre patrimoine national.

1 h 35 - Slama revendique une expérience de "la recherche masquée, où on prend un mot, on en multiplie les occurrences à travers les différents textes où ce mot peut apparaitre". D'après lui, "cette démarche égare absolument le plus grand nombre, cette forme de recherche la plus courante débouche sur des erreurs d'interprétation, sur une incapacité de hiérarchiser l'intérêt ou l'importance des faits recherchés. Cela existait déjà avec les fiches papier et pouvait déjà mener à des conclusions délirantes, mais avec internet, le vrac est en train de devenir système".

1 h 41 : "L'intelligence consiste à saisir des relations pertinentes, pas à faire du n'importe quoi..."
à Milad Douehi : "... l'exercice que vous êtes en train de décrire, c'est du n'importe quoi".

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"Il y a pourtant une leçon.. à retenir. Pour les élites politiques et médiatiques, internet est un empêcheur de dominer en rond qu'il ne coûte rien d'invectiver. Pour des millions de Français, le web est une présence familière, un outil quotidien, un média apprécié" écrit André Gunthert sur son blog (19/09/2009/)

De fait, on pourra s'étonner de la sollicitude à notre égard, nous qui ne sommes pas des chercheurs salariés au CNRS. Nous serions tous en danger d'être manipulés, incapables de mettre en contexte, de hiérarchiser, de lire de manière distanciée. Ne s'agirait-il pas d'une défense étroitement corporatiste d'intérêts établis ?  :-):-)

Les adversaires du web et de la modernité semblent incapables de comprendre que le travail intellectuel ne se limite pas à un seul support, ni à une seule démarche. Pour eux, parler de Gutenberg, du livre réservé à une élite restreinte suffit. Pas question de penser qu'il a fallu plus de quatre siècles pour arriver à Jules Ferry et davantage pour lire les premiers livres de poche.

< "...L'internaute veut l'immédiateté et la gratuité" > AF

La gratuité, le gros mot est lâché. Ces adversaires semblent aussi incapables de penser autrement que dans un monde soumis à la logique capitaliste et marchande. La gratuité, c'est "une calembredaine soutenue par des hypocrites et des naïfs " disait une autre voix. Condamnant par principe le non-marchand, le bénévolat, le don et contre-don... malgré le rôle essentiel qu'ils jouent dans nos sociétés.
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