Les débats sur les relations du livre et de l'écran, sur les types de lecture sont vifs ces derniers temps.
Dans La Fabrique de l'Histoire (jeudi 17 septembre, 17e mn), Judith Lyon-Caen rappelle l'attitude de l'Eglise catholique au milieu du XIXe : elle est paniquée par le développement de la littérature et de l'alphabétisation.

L'Eglise mène alors un double combat :
d'un côté , elle exploite une idée facilement reçue, celle de la lecture comme poison, la littérature comme source de penchants criminels (cf l'affaire Lafarge, où une femme qui lisait Frédéric Soulié est accusée d'avoir empoisonné son mari à l'arsenic et condamnée).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Lafarge
http://belcikowski.org/ladormeuseblogue/?p=6672

De l'autre, elle encourage l'édition de textes plus conformes à sa vision du monde et de la société, elle fait produire de la littérature ""morale"" (sans auteur !!) dont elle inonde tout le pays (les "bons" livres, avant la "bonne presse"
et un cinéma conformiste à l'eau de rose).

A mettre en relation avec certaines attaques récentes contre les dangers supposés du web pour un utilisateur lambda...
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